Joe Biden accuse les républicains de «démence budgétaire»

« J’ai réduit le déficit l’an dernier, de 350 milliards de dollars. Et cette année, le déficit fédéral est en baisse de plus de 1000 milliards de dollars. Écoutez-moi bien : c’est un fait », a-t-il dit lors d’une rencontre tenue en mémoire de Martin Luther King.
Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse « J’ai réduit le déficit l’an dernier, de 350 milliards de dollars. Et cette année, le déficit fédéral est en baisse de plus de 1000 milliards de dollars. Écoutez-moi bien : c’est un fait », a-t-il dit lors d’une rencontre tenue en mémoire de Martin Luther King.

Le président américain, Joe Biden, a jugé lundi que l’opposition républicaine, qui l’accuse de dépenser sans compter, souffre de « démence budgétaire », et a éreinté les projets économiques des conservateurs.

« J’ai réduit le déficit l’an dernier, de 350 milliards de dollars. Et cette année, le déficit fédéral est en baisse de plus de 1000 milliards de dollars. Écoutez-moi bien : c’est un fait », a-t-il dit lors d’une rencontre organisée en mémoire de Martin Luther King par l’un des plus influents représentants de la communauté afro-américaine aux États-Unis, le révérend Al Sharpton.

Évoquant ses adversaires républicains qui les accusent, lui et son parti, les démocrates, d’être dépensiers, Joe Biden a lancé : « Ils doivent souffrir de démence budgétaire. »

Le démocrate de 80 ans, qui doit dire bientôt s’il se présentera pour 2024, a lancé une attaque en règle contre les projets économiques de l’opposition, désormais maîtresse de la Chambre des représentants. Cette chambre basse compose, avec le Sénat, majoritairement démocrate, le Congrès américain.

J’ai réduit le déficit l’an dernier, de 350 milliards de dollars. Et cette année, le déficit fédéral est en baisse de plus de 1000 milliards de dollars. Écoutez-moi bien : c’est un fait.

 

Tout en se disant prêt à travailler avec les conservateurs, le président américain s’est dit « déçu que le premier texte de loi » qu’ils présentent « aide les riches, les grandes entreprises […] au détriment des contribuables de la classe moyenne ». Il faisait référence à un texte visant à réduire le budget de l’administration fiscale américaine, dont Joe Biden avait décidé l’augmentation au nom de la lutte contre la fraude fiscale. Si ce texte des républicains devait arriver sur son bureau, le président américain a d’ores et déjà promis d’y mettre son veto.

Joe Biden a aussi éreinté lundi un autre projet des républicains, qui veulent chambouler le système fiscal fédéral en remplaçant l’impôt sur le revenu par une taxe sur la consommation. « Ils veulent remplacer l’argent perdu des taxes sur les millionnaires et les milliardaires par une taxe sur tout ou presque dans le pays. Nom de Dieu, mais qu’est-ce que cela veut dire ? » a-t-il fait mine de s’interroger.

Échange de haut niveau entre Pékin et Washington prévu mercredi

Les plus hauts responsables économiques des deux premières puissances mondiales, soit la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, et le vice-premier ministre chinois Liu He, doivent se rencontrer mercredi à Zurich.

L’échange prévu dans la ville suisse, durant la semaine du Forum de Davos, sera la première rencontre physique entre ces deux hauts responsables depuis leurs prises de fonction. Ils « échangeront leurs points de vue sur les développements macroéconomiques […] et intensifieront la communication » entre les deux pays, a précisé un responsable américain.

Dans les trois dernières années, la rivalité entre les deux plus grandes économies mondiales s’est intensifiée à mesure que la Chine gagnait en puissance et en assurance et ainsi suscitait des craintes grandissantes aux États-Unis.



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