Nancy Pelosi se rendra samedi en Arménie

Nancy Pelosi s’est refusée à «donner plus de détails sur la visite» pour des raisons de sécurité, précisant que les Arméniens avaient formulé une invitation depuis longtemps.
Photo: John MacDougall Agence France-Presse Nancy Pelosi s’est refusée à «donner plus de détails sur la visite» pour des raisons de sécurité, précisant que les Arméniens avaient formulé une invitation depuis longtemps.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a indiqué vendredi qu’elle allait se rendre samedi en Arménie, qui a fait face récemment à de violents affrontements à sa frontière avec l’Azerbaïdjan.

« Demain, nous allons effectuer une visite en Arménie », a déclaré Mme Pelosi, répondant à une question lors d’une conférence presse, tenue à l’occasion de la réunion pendant deux jours des présidents des parlements du G7, à Berlin.

Elle s’est refusée à « donner plus de détails sur la visite » pour des raisons de sécurité, précisant que les Arméniens avaient formulé une invitation depuis longtemps. Elle a ajouté que la visite avait lieu sous le signe du « respect des droits de la personne et du respect de la dignité de chaque être humain ».

Joe Biden a été le premier président américain en exercice à qualifier de « génocide » la mort d’un million et demi d’Arméniens massacrés par l’Empire ottoman en 1915, provoquant la colère de la Turquie.

La visite de la responsable américaine surviendra alors que plus de 200 personnes sont mortes dans de récents combats entre les troupes arméniennes et azerbaïdjanaises, les deux parties s’accusant mutuellement d’être reswponsables des affrontements. Ceux-ci ont éclaté mardi et se sont terminés par une médiation internationale dans la nuit de jeudi.

Il s’agit d’une escalade inédite depuis 2020, qui menace de torpiller un processus de paix fragile entre ces deux pays rivaux du Caucase.

Les voisins du Caucase ont mené deux guerres — en 2020 et dans les années 1990 — au sujet de la région contestée du Haut-Karabakh, une enclave peuplée d’Arméniens de l’Azerbaïdjan.

C’est la seconde fois en peu de temps que Mme Pelosi se trouve au centre de tensions géopolitiques. En août, sa visite à Taïwan au mépris des avertissements de Pékin, qui revendique l’île, avait suscité la grogne de la Chine.

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