Dix-sept membres du Congrès arrêtés à Washington

Dix-sept parlementaires américains, dont l’étoile montante de la gauche Alexandria Ocasio-Cortez, ont été arrêtés.
Photo: Stefani Reynolds Agence France-Presse Dix-sept parlementaires américains, dont l’étoile montante de la gauche Alexandria Ocasio-Cortez, ont été arrêtés.

Dix-sept parlementaires américains, dont l’étoile montante de la gauche Alexandria Ocasio-Cortez, ont été arrêtés mardi à Washington à la suite d’une manifestation de défense du droit à l’avortement, a annoncé la police.

« Nous avons arrêté au total 35 personnes », dont « 17 membres du Congrès », car après trois sommations, « certains des manifestants [refusaient] de quitter la rue » située entre le Capitole et la Cour suprême, a écrit sur Twitter la police du Capitole.

L’élue démocrate Ilhan Omar a écrit sur le réseau social avoir été arrêtée lors d’une « action de désobéissance civile ». « Je ferai tout ce que je pourrai pour sonner l’alerte sur l’assaut visant nos droits reproductifs », a ajouté celle qui est membre de l’aile gauche du parti démocrate, comme Alexandria Ocasio-Cortez.

Une vidéo publiée sur le compte Twitter de cette dernière la montre escortée par un policier hors de la rue qui fait face au siège de la Cour suprême.

 

Le plus haut tribunal du pays a dynamité fin juin le droit constitutionnel à l’IVG aux États-Unis, renvoyant à chaque État le droit de l’interdire et provoquant un tsunami politique.

Les démocrates et le président Joe Biden cherchent à mobiliser leur électorat autour de ce thème en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre.

Selon le média américain Axios, les 17 parlementaires arrêtés, membres de la Chambre des représentants, sont tous démocrates et essentiellement des femmes.

 

C’est dans cette même rue, située au coeur de la capitale fédérale et entre le Capitole et la Cour suprême, que des milliers de personnes s’étaient rassemblées dans les heures et les jours qui ont suivi la décision historique de la haute cour, le 24 juin, pour protester contre un « retour en arrière » historique.

Vote pour protéger le mariage homosexuel

La Chambre des représentants a voté mardi une loi pour protéger le mariage homosexuel dans l’ensemble des États-Unis, par crainte d’un retour en arrière de la Cour suprême en la matière.

La proposition de loi, introduite la veille seulement au Congrès, a reçu le soutien de 267 élus, soit l’ensemble des démocrates, soutenus par 47 républicains, lors d’un vote salué par des applaudissements dans l’hémicycle. En revanche, 157 républicains s’y sont opposés.

Ses chances d’aboutir au Sénat semblent plus limitées, puisqu’il faudrait que 10 élus républicains votent avec les démocrates. Seule la sénatrice Susan Collins s’est pour l’instant dite prête à le faire.

Son inscription à l’ordre du jour semble donc avoir pour objectif de forcer les républicains à prendre position sur ce sujet qui divise leur électorat. Une large majorité des Américains soutiennent en effet le mariage entre personnes de même sexe (71 %), y compris dans les rangs républicains. Mais la droite religieuse y reste majoritairement opposée.

Deux textes pour protéger l’accès à l’avortement ont été adoptés la semaine dernière à la Chambre, et un autre, sur le droit à la contraception, doit y être voté cette semaine. Il est probable qu’ils achoppent tous au Sénat.



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