Trump accusé d’avoir plagié un logo pour son réseau social

Le lancement du réseau social de Donald Trump, dimanche soir, a été marqué par des problèmes techniques ainsi qu’une part de controverse. Une petite entreprise britannique laisse maintenant planer le doute sur d’éventuelles poursuites judiciaires contre l’ancien président américain, qu’elle accuse d’avoir plagié son logo pour créer l’identité visuelle de Truth Social.

Offerte sur iOS aux États-Unis, l’application a été lancée près d’un an après que Donald Trump a été banni de Twitter, de Facebook, de YouTube et d’Instagram, dans la foulée de l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Il est accusé d’avoir incité ses partisans à la violence.

Ce n’est que quelques minutes après le lancement de l’application qu’un utilisateur a souligné la ressemblance marquée entre son logo et celui de l’entreprise britannique Trailar, qui installe des panneaux solaires sur le toit de véhicules commerciaux.

« C’est génial de voir Donald Trump soutenir une entreprise de développement durable en pleine croissance ! Il faudrait peut-être demander la prochaine fois ? » a écrit non sans ironie l’entreprise sur Twitter, indiquant par la même occasion chercher le numéro d’un avocat.

D’autres utilisateurs ont relevé la forte ressemblance de l’interface de Truth Social avec celle de Twitter, se demandant si Donald Trump ne risquait pas également d’être poursuivi par le réseau à l’oiseau bleu.

Plusieurs éléments de la nouvelle application rappellent effectivement des fonctions de Twitter, tels que la pastille de certification — bleue sur Twitter, rouge sur Truth Social —, le bouton « Retweeter », appelé « ReTruth », ou encore le système d’abonnement.

Avec Truth Social, l’ex-président veut garantir un espace de discussion « dans l’esprit du premier amendement de la Constitution des États-Unis, pour la libre-pensée et la possibilité de diffuser librement ses idées », peut-on lire dans le « règlement de la communauté » de la plateforme.

Ce qui distingue Truth Social des autres applications ? Son « fil chronologique », qui affiche non pas les publications selon un algorithme basé sur la performance, mais « dans l’ordre de publication ». Une façon de ne pas « supprimer artificiellement le contenu des utilisateurs, contrairement aux autres réseaux sociaux », affirme Truth Social sur son site Internet.

Nombreux problèmes techniques

 

Ces accusations de plagiat ne sont pas les seuls événements ayant teinté le lancement du réseau social. L’application et le site Internet ont connu de nombreux problèmes techniques.

L’application est aujourd’hui en tête des téléchargements sur l’App Store américain. Incapable de faire face à cette demande, Truth Social a déclaré devoir « restreindre l’accès » des nouveaux utilisateurs.

Pour l’instant, seules les personnes qui avaient précommandé l’application sur l’App Store ont pu la télécharger. Une version Android est en cours de développement, et le patron du Trump Media & Technology Group, la maison mère du réseau social, estime que Truth Social sera « complètement opérationnel » d’ici fin mars.

Parmi le nombre restreint d’utilisateurs ayant pu télécharger l’application, plusieurs ont reçu un message d’erreur qui les empêchait de se créer un compte. À l’heure où ces lignes étaient écrites, plus de 157 000 personnes étaient sur une liste d’attente.

En revanche, plusieurs personnages politiques, qui ont eu accès au réseau social avant l’heure, ont pu se créer un profil. C’est le cas de l’élue républicaine Marjorie Taylor Greene, familière des théories complotistes, qui a publié dimanche des captures d’écran de ses premiers messages sur Truth Social. Donald Trump s’est, lui, réservé le même nom qu’il utilisait sur Twitter, @realDonaldTrump.

Avec l’Agence France-Presse



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