COVID-19 : les États-Unis réduisent de moitié la quarantaine pour les asymptomatiques

Une travailleuse de la santé administre un test de dépistage pour la COVID-19 à New York. 
Photo: Scott Heins / GETTY IMAGES via Agence France-Presse Une travailleuse de la santé administre un test de dépistage pour la COVID-19 à New York. 

Les États-Unis ont réduit de moitié la durée de la quarantaine des personnes infectées par le COVID-19, et asymptomatiques, afin de juguler les perturbations, notamment dans les airs, provoquées par la hausse des contaminations, qui déclenchent mardi des restrictions en Allemagne.

Quelque 11 500 vols ont été annulés depuis vendredi et des dizaines de milliers reportés en cette fin d’année, période où les liaisons aériennes sont habituellement le plus fréquentées. De nombreuses compagnies expliquent ces impondérables par des infections au variant Omicron parmi les équipages.

Le monde entier a été affecté, avec environ 3000 vols déjà annulés lundi et 1100 autres mardi, selon le site de suivi des vols FlightAware.

La pandémie donne lieu à des situations rares dans les airs, comme lorsque Delta Airlines a décidé de faire revenir à Seattle, dans le nord-ouest des États-Unis, un avion en plein vol vers Shanghai la semaine dernière, en raison des nouvelles restrictions sanitaires requises à l’aéroport, comme l’a expliqué la compagnie américaine à l’AFP lundi. Elle s’est d’ailleurs attiré les critiques des autorités chinoises.

Réduction « justifiée par la science »

Afin de permettre à davantage de personnes de retourner plus vite au travail et d’éviter ainsi la perspective de blocages et pénuries, les autorités sanitaires américaines ont autorisé la réduction de dix à cinq jours de la durée d’isolation pour les personnes positives à la COVID-19, à condition qu’elles soient asymptomatiques.

Il leur est conseillé de porter le masque les cinq jours qui suivent la quarantaine.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire des États-Unis, ont précisé dans un communiqué que cette modification était « justifiée par la science », selon laquelle la majorité des infections ont lieu dans les deux jours précédant et les trois jours suivant l’apparition des symptômes.

La durée de quarantaine pour les cas contacts non vaccinés est également réduite de 14 à 5 jours, avec également le conseil de porter rigoureusement un masque dans les cinq jours qui suivent. Selon ces recommandations, les cas contacts pleinement vaccinés n’ont pas besoin de s’isoler.

Omicron, bien plus transmissible mais qui semble provoquer des symptômes moins graves, est désormais majoritaire aux États-Unis.

Et le nombre de cas est en très forte hausse dans le pays le plus endeuillé du monde, avec plus de 800 000 morts.

Lundi matin, le président Joe Biden a reconnu que certains hôpitaux du pays étaient « dépassés, en termes d’équipements et de personnel », mais a demandé aux Américains de ne pas céder à la « panique ».

En France, de nouvelles règles d’isolement pour les malades et leurs contacts seront fixées par le gouvernement « d’ici la fin de semaine, une fois achevées les consultations » des instances scientifiques, a annoncé lundi le premier ministre Jean Castex.

« Il s’agira à la fois d’adapter ces durées en fonction du variant et là encore de faire peser une contrainte moindre sur les personnes vaccinées », a-t-il précisé.

Il a aussi mis en œuvre de nouvelles mesures (télétravail, jauges pour les grands rassemblements) face à la hausse des contaminations, la barre des 100 000 nouveaux cas quotidiens ayant été franchie samedi pour la première fois en France.

Contacts limités en Allemagne

Du côté de l’Allemagne, ce sont les restrictions annoncées le 21 décembre qui entrent en vigueur ce mardi, avec notamment les limitations des contacts, même entre personnes vaccinées, à un maximum de dix invités pour les fêtes du Nouvel An. Pour les non-vaccinés, la limite tombe à deux invités maximum, avait alors précisé le nouveau chancelier Olaf Scholz.

En Suède, un test Covid négatif est obligatoire à partir de ce mardi pour tous les voyageurs à leur arrivée sur le territoire.

En Chine, qui se prépare aux Jeux olympiques d’hiver (4 au 20 février) et applique depuis l’an passé une « stratégie zéro Covid », la ville de Xi’an (nord) a promis d’imposer les mesures « les plus strictes », après le dépistage de plusieurs centaines de cas de Covid.

Les habitants de la ville sont contraints de rester chez eux depuis jeudi, avec le droit de sortir seulement une fois tous les trois jours pour se ravitailler.

La pandémie de COVID-19 a fait au moins 5 398 049 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019 dans ce pays, selon un bilan établi lundi par l’AFP à partir de sources officielles. L’Organisation mondiale de la santé estime que le bilan réel pourrait être deux à trois fois supérieur.

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