La moitié de la population américaine est entièrement vaccinée

Les États-Unis enregistrent ces dernières semaines un nombre d’injections en hausse, en pleine flambée de l’épidémie liée au variant Delta.
Angela Weiss Agence France-Presse Les États-Unis enregistrent ces dernières semaines un nombre d’injections en hausse, en pleine flambée de l’épidémie liée au variant Delta.

La moitié de la population américaine est désormais entièrement vaccinée contre la COVID-19, a déclaré vendredi un responsable de la Maison-Blanche, alors que les États-Unis enregistrent ces dernières semaines un nombre d’injections en hausse, en pleine flambée de l’épidémie liée au variant Delta. « 50 % des Américains [tous âges confondus] sont maintenant entièrement vaccinés. Continuons ! » a écrit sur Twitter Cyrus Shahpar, responsable du suivi des données sur le virus pour la Maison-Blanche.

Ce taux recouvre les plus de 165 millions de personnes ayant reçu les deux doses des vaccins de Pfizer ou de Moderna, ou bien la dose unique du vaccin de Johnson & Johnson, les trois vaccins autorisés aux États-Unis. Le cap des 50 % d’adultes entièrement vaccinés avait été franchi fin mai.

Un mois de retard

 

La campagne de vaccination de masse a été menée tambour battant par le gouvernement du président Joe Biden dès sa prise de fonctions. Mais après un pic début avril, le rythme des immunisations quotidiennes avait fortement baissé.

L’objectif fixé par Joe Biden d’au moins 70 % d’adultes avec au moins une injection n’a finalement été atteint qu’en début de semaine, avec près d’un mois de retard.

Le nombre de vaccinations rebondit toutefois légèrement depuis le début de juillet. « Pour la quatrième semaine d’affilée, nous avons augmenté le nombre d’Américains nouvellement vaccinés en moyenne chaque jour », a déclaré jeudi le coordinateur de la lutte contre la pandémie à la Maison-Blanche, Jeff Zients, lors d’une conférence de presse.

« Et, plus important encore, nous voyons les hausses les plus fortes dans les États avec le nombre de cas les plus hauts. Les Américains voient les conséquences d’être non vaccinés et non protégés », a-t-il dit. Les États-Unis font face à une poussée de l’épidémie causée par le variant Delta, très contagieux. La semaine passée, près de 90 000 cas quotidiens de COVID-19 ont été enregistrés en moyenne.

Cela représente une hausse de 43 % par rapport à la précédente moyenne sur sept jours, a précisé jeudi Rochelle Walensky, la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique. Sur cette même période, deux États très peuplés, la Floride et le Texas, représentaient à eux seuls un tiers des nouveaux cas, a précisé Jeff Zients. Et plus d’un tiers des nouvelles hospitalisations.

La transmission du virus est toutefois considérée comme « haute » ou « importante » sur 85 % du territoire, selon la classification des CDC.

Les hospitalisations sont elles aussi en hausse à l’échelle nationale, avec une moyenne d’environ 7300 hospitalisations par jour sur les sept derniers jours.

Risque de transmission

 

Le nombre de morts — environ 380 quotidiennement sur les sept derniers jours — augmente également.

Les contaminations des personnes vaccinées restent peu fréquentes, mais des recherches préliminaires indiquent que, quand elles se produisent, le risque de transmission est plus élevé avec le variant Delta qu’avec les variants précédents. Ce qui pose un risque accru pour les personnes non vaccinées autour.

En tenant compte de ces données, les CDC ont ainsi réinstauré leur recommandation de port du masque en intérieur dans les zones à haut risque, même pour les personnes vaccinées.

Le gouvernement fédéral, lui, a demandé à ses employés soit d’être vaccinés, soit de se soumettre à des tests et à des restrictions diverses, et « il y aura d’autres [décisions] dans les jours à venir », a dit vendredi le président Joe Biden, sans donner de détails.

Nouvelles mesures

 

Interrogée sur ce que seraient ces nouvelles mesures prises au niveau fédéral, la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a évoqué « des discussions à un stade précoce sur une série d’options ».

La presse américaine évoque en particulier la possibilité de faire pression sur les maisons de retraite pour qu’elles imposent la vaccination à leur personnel, en réduisant par exemple leur accès à certains financements publics.



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