Deux Montréalaises identifiées parmi les victimes de l’effondrement de Surfside

D’après les informations transmises par les autorités locales, au moins 97 personnes sont mortes dans la tragédie du 24 juin dernier. En date de lundi, 95 victimes avaient pu être identifiées.
Photo: Rebecca Blackwell Associated Press D’après les informations transmises par les autorités locales, au moins 97 personnes sont mortes dans la tragédie du 24 juin dernier. En date de lundi, 95 victimes avaient pu être identifiées.

Deux jeunes femmes de Montréal en vacances en Floride ont malheureusement connu un triste sort alors qu’elles comptent parmi les victimes de l’immeuble effondré à Surfside.

La firme internationale de consultants en entreprise Accenture, qui compte un bureau à Montréal, a annoncé par voie de communiqué mardi qu’elle pleurait la perte d’une employée, Michelle Pazos, ainsi que de son père.

La jeune femme de 23 ans visitait son père qui possédait un condo dans l’immeuble de Surfside. Elle était accompagnée pour ce voyage de son amie Anastasia Gromova, qui demeure pour l’instant introuvable.

Les autorités policières de Miami-Dade ont confirmé avoir retrouvé le corps de Michelle Pazos dans les décombres de l’immeuble le 9 juillet dernier. La veille, on avait également récupéré celui de son père de 55 ans, Miguel Pazos.

La mère d’Anastasia Gromova, Larysa Gromova, a confirmé dans un message écrit que sa fille fait partie des quatre citoyens canadiens portés disparus à la suite de l’effondrement de l’immeuble d’appartements en copropriété.

D’après les informations transmises par les autorités locales, au moins 97 personnes sont mortes dans la tragédie du 24 juin dernier. En date de lundi, 95 victimes avaient pu être identifiées.

Selon le profil en ligne de Michelle Pazos, sur la plateforme LinkedIn, elle aurait étudié en gestion marketing à l’Université McGill avant d’entreprendre sa carrière chez Accenture à Montréal.

«Nous sommes profondément attristés par la perte de Michelle et de son père, nos pensées vont vers toutes les personnes affectées par cette tragédie», a commenté la firme par courriel.

À la suite de l’effondrement, la mère d’Anastasia Gromova s’est envolée pour la Floride. Elle a décrit l’attente de réponses de «terrible» et «souffrante».

«C’est trop dur, ça prend beaucoup trop de temps», a confié Mme Gromova à l’Associated Press lundi.

Elle a raconté que sa fille profitait de vacances pour visiter les Pazos en Floride avant de s’envoler vers le Japon, où elle devait aller enseigner l’anglais.

«Elle partait pour deux semaines de vacances. Elle était toute jeune. Elle avait toute sa vie devant elle, a-t-elle confié. C’est un événement si soudain, il y a tellement d’immeubles à Miami et il fallait que ce soit celui où elle était le temps d’une semaine.»

Affaires mondiales Canada a confirmé que les dépouilles de trois citoyens canadiens ont été retrouvées dans les décombres du bâtiment et qu’une quatrième personne demeure introuvable. Le nom des victimes n’a pas été dévoilé par le ministère, mais on assure que de l’aide consulaire a été offerte pour accompagner les familles.

Une première victime canadienne avait été identifiée par les autorités de Miami-Dade, soit une ex-Montréalaise de 66 ans nommée Ingrid «Itty» Ainsworth.

Son époux d’origine australienne prénommé Tzvi et elle avaient brièvement vécu au Canada avant de s’installer en Australie, puis en Floride. Le couple avait sept enfants et il célébrait la naissance de deux petits-enfants selon ce qu’a partagé leur nièce Chana Harrel.

Avec l’Associated Press

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