La baisse du nombre de cas de COVID-19 ralentit aux États-Unis

Un peu plus de 54 % de la population des États-Unis a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Mais ce taux cache une variation parfois surprenante entre les différents États.
Photo: Mario Tama Getty Images/AFP Un peu plus de 54 % de la population des États-Unis a déjà reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Mais ce taux cache une variation parfois surprenante entre les différents États.

Après avoir dégringolé durant deux mois, le nombre de cas de COVID-19 aux États-Unis s’est mis à stagner depuis la mi-juin, atteignant un plateau en raison de pics d’infections dans les zones les moins vaccinées du pays, selon des données lundi.

Et ce, au moment où le variant Delta, d’abord détecté en Inde et très contagieux, représente actuellement environ 35 % des cas dans le pays. Il pourrait peu à peu remplacer le variant Alpha, apparu en Angleterre, comme variant dominant.

Depuis le 16 juin, le nombre d’infections aux États-Unis oscille entre 11 000 et 12 000 cas recensés chaque jour, soit 3,5 cas pour 100 000 personnes.

Mais dans le détail, le contraste entre les régions très vaccinées et celles qui le sont moins est flagrant. Par exemple, au Missouri — État bordé par le fleuve Mississippi où 35 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin —, la ville de Springfield fait face à un pic de 36,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants, selon des données de COVID Act Now. À l’inverse, au Vermont — État frontalier du Canada, où 71 % de la population a reçu au moins une dose —, la ville de Burlington ne recensait que 0,9 nouveau cas pour 100 000.

Un peu plus de 54 % de la population américaine, soit 179 millions de personnes, a déjà reçu au moins une dose de l’un des trois vaccins autorisés dans le pays, selon les autorités sanitaires.

Les cas ont fortement diminué dans tout le pays de la mi-avril au début du mois de juin, une période qui a coïncidé avec l’arrivée du printemps et la multiplication des activités à l’extérieur.

La chaleur étouffante de l’été a toutefois ramené davantage de personnes à l’intérieur, où se propage principalement cette maladie qui se transmet par voie aérienne. En asséchant l’air, la climatisation — prisée par de nombreux Américains — rend plus favorables les conditions de transmission du virus. Autant de sources d’inquiétudes pour les personnes non vaccinées.

Selon des données officielles anglaises, deux semaines après la deuxième dose, le vaccin Pfizer-BioNTech était en revanche efficace à 88 % contre la forme symptomatique de la COVID-19 provoquée par le variant Delta.

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