Chez les républicains, 30% croient au retour de Trump à la Maison-Blanche en août

Le poids des maux, le choc des réseaux sociaux. Nourris par les vents complotistes en ligne et les allégations non fondées de fraudes électorales, environ 30 % des républicains et 19 % des Américains en général croient désormais que Donald Trump va être rétabli dans ses fonctions de président des États-Unis en août.

C’est du moins ce que vient de mettre en lumière un sondage Politico-Morning Consult dévoilé mercredi.

La semaine dernière, la journaliste du New York Times Maggie Haberman a révélé que l’ex-président faisait pression sur les médias conservateurs du pays afin de maintenir en vie sa théorie voulant qu’une fraude électorale massive lui ait coûté la victoire en novembre dernier, à la faveur du démocrate Joe Biden. Son entourage, tout comme les instances électorales du pays, y compris dans les États fortement républicains passés aux mains de ses adversaires, n’ont jamais réussi depuis plus de six mois à en apporter la preuve.

Selon Mme Haberman, le populiste laisse également entendre dans son cercle rapproché qu’il va être de retour à la Maison-Blanche en août prochain, la fraude électorale alléguée étant sur le point d’être révélée, selon lui.

Aucun mécanisme légal ou constitutionnel ne permet toutefois un tel changement au sommet du pouvoir exécutif américain en dehors des processus électoraux habituels.

« C’est le genre de chose qu’il essaie d’introduire dans l’écosystème médiatique conservateur », a commenté la journaliste en entrevue à CNN dans les derniers jours. « Et je m’attends à ce que cela devienne de plus en plus intense à mesure que les enquêtes menées par le procureur du district de Manhattan et le procureur général de l’État de New York avancent en le menaçant d’être inculpé au cours des prochains mois. »

Conséquence de ce discours, à peine 40 % des républicains disent aujourd’hui avoir confiance dans le processus électoral des États-Unis. Lors du dernier scrutin, aucun signe de fraude n’a été démontré.

Selon le coup de sonde, mené entre le 4 et 7 juin dernier dans un bassin de 1900 électeurs, un tiers des Américains estime que Donald Trump doit continuer à jouer un rôle important au sein du parti républicain, contre 45 % qui espèrent le voir s’éloigner de la formation politique.

Dans un pays politiquement et idéologiquement divisé, les Américains semblent toutefois s’entendre sur une chose : dans une forte majorité, 77 %, ils estiment que la démocratie américaine est aujourd’hui menacée par les discours clivants. Cette opinion est partagée par 77 % des démocrates et 82 % des républicains, indique le sondage.

À voir en vidéo: