Manifestations aux États-Unis contre les violences anti-asiatiques

Des manifestations ont eu lieu dans une soixantaine de villes américaines, dont Détroit.
Photo: Seth Herald Agence France-Presse Des manifestations ont eu lieu dans une soixantaine de villes américaines, dont Détroit.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à New York contre les violences visant les Asiatiques, dix jours après le meurtre de six femmes d’origine asiatique à Atlanta, dans le sud-est des États-Unis.

Des manifestations similaires ont également lieu dans une soixantaine d’autres villes américaines, dont San Francisco, Los Angeles et Chicago.

« La pandémie dure depuis un an et les violences contre les Asiatiques n’ont fait que s’accentuer », a déclaré à l’AFP Judi Chang qui fait partie d’ANSWER, le collectif pacifiste et antiraciste qui appelait à manifester.

Selon elle, l’hostilité grandissante envers les Asiatiques est due à la rhétorique qui présente la Chine comme une menace.

« Tous les Asiatiques que je connais ont été victimes de harcèlement, d’agressions », a-t-elle expliqué à l’AFP au cours de la manifestation organisée à New York. « On nous crache dessus, on nous crie dessus. On nous observe, les gens partent quand nous arrivons quelque part ».

Le 16 mars, un homme blanc a tué à Atlanta huit personnes, dont six femmes d’origine asiatique.

Interpellé après avoir ouvert le feu dans trois salons de massage asiatiques, Robert Aaron Long a reconnu les faits et été inculpé de meurtre.

Pendant son interrogatoire, il a nié tout mobile raciste, se présentant comme un « obsédé sexuel » désireux de supprimer « une tentation ».

Une manifestation contre les violences dont sont victimes les personnes asiatiques a également eu lieu à Atlanta samedi. « Arrêtez de diaboliser la Chine et les Chinois », était-il écrit sur les panneaux brandis par les protestataires.

Au début de la pandémie de COVID-19 l’année dernière, un certain nombre de responsables politiques américains, dont le président de l’époque Donald Trump, évoquaient un « virus chinois ».

« Beaucoup de personnes que je connais en ont été très affectées », a déclaré à l’AFP Irving Lee qui s’était joint à la manifestation dans le quartier de Queens, à New York.