Joe Biden veut réformer les ventes d’armes à feu

Pour Joe Biden, il faut «mettre fin à l’immunité des fabricants d’armes qui mettent des armes de guerre dans nos rues en toute connaissance de cause».
Photo: Alex Brandon Associated Press Pour Joe Biden, il faut «mettre fin à l’immunité des fabricants d’armes qui mettent des armes de guerre dans nos rues en toute connaissance de cause».

Le Congrès américain doit agir dès « maintenant » pour limiter la circulation des armes à feu aux États-Unis, a réclamé dimanche le président Joe Biden, trois ans après la tuerie deParkland, en Floride, qui s’était soldée par la mort de 17 personnes.

« Ce gouvernement n’attendra pas la prochaine fusillade de masse » pour entendre les appels à agir, a affirmé le président démocrate dans une déclaration marquant la date anniversaire de cette sordide attaque survenue le 14 février 2018 et l’une des plus meurtrières en milieu scolaire dans l’histoire du pays.

« J’appelle aujourd’hui le Congrès à promulguer des réformes » concernant les armes, a déclaré Joe Biden, demandant d’imposer la vérification des antécédents des acheteurs « pour toutes les ventes d’armes », d’interdire les fusils d’assaut et les chargeurs à haute capacité.

« Nous allons promulguer ces lois et d’autres lois qui sauveront des vies », a immédiatement indiqué Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants majoritairement démocrate, promettant d’« amener les avancées qu’exigent et méritent les habitants de Parkland et le peuple américain ».

Les démocrates détiennent désormais également une très courte majorité au Sénat, mais ils auront besoin d’au moins dix républicains pour faire adopter ces lois, ce qui semble difficile. Pour Joe Biden, il faut « mettre fin à l’immunité des fabricants d’armes qui mettent des armes de guerre dans nos rues en toute connaissance de cause ».

Antécédents psychiatriques

En 2018, le jour de la Saint-Valentin, un jeune homme de 19 ans, Nikolas Cruz, avait ouvert le feu dans son ancienne école secondaire Marjory Stoneman Douglas, située à Parkland, dans le sud-est de la Floride.

Il a tué de sang-froid 14 élèves et 3 employés de l’établissement avant d’être arrêté par les forces de l’ordre. Exclu de l’école l’année précédente pour « raisons disciplinaires », il avait pu se procurer légalement un fusil d’assaut semi-automatique malgré des antécédents psychiatriques.

En dépit d’une mobilisation inédite des élèves de Parkland pour un contrôle plus sévère des ventes d’armes, le président Donald Trump avait alors refusé d’envisager l’interdiction des fusils d’assaut.

Les gouvernements américains successifs ont été impuissants à endiguer la multiplication des tueries de masse qui frappent régulièrement les écoles américaines, les centres commerciaux, les entreprises ou les lieux de culte.

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