Petit guide des acteurs clé en vue du deuxième procès en destitution de Donald Trump

Le deuxième procès de destitution au Sénat de Donald Trump débutera demain, un peu plus d’un mois après l’attaque du 6 janvier contre le Capitole. Il faudra que 17 Républicains votent contre l’ancien président afin qu’il soit condamné. Petit guide des personnalités clé en vue de ce procès historique.

Bruce Castor et David Schoen

Ce sont les deux avocats de la défense de Donald Trump. Ce dernier les aurait brusquement embauchés après que son équipe juridique se soit effondrée. Selon plusieurs médias américains, cinq avocats de l’ancien président l’ont laissé tomber à quelques jours du procès parce qu’ils refusaient d’invoquer des fraudes électorales.

Les deux avocats doivent maintenant défendre l’ancien président contre une accusation d’incitation à l’insurrection liée à l’émeute au Capitole. On ne sait pas encore si d’autres personnes s’ajouteront à son équipe d’avocats.

Mitt Romney

Il est le seul Républicain à avoir voté en faveur de la destitution de Donald Trump l’an dernier. Il fait également partie des cinq sénateurs qui ont appuyé la tenue de ce deuxième procès malgré que le milliardaire ne soit plus en poste.

Cependant, il n’est pas assuré qu’il se joindra à la cause des démocrates. Il fera tout de même partie des républicains qui évalueront les deux côtés de la médaille avant de se prononcer.

Mitch McConnell

Même si le leader de la minorité républicaine au Sénat n’exclut pas de condamner le 45e président des États-Unis, sa décision reste imprévisible. Il a lui-même déclaré qu’il restait indécis sur la manière dont il voterait.

Ce dernier a soutenu que la foule d’émeutiers [avait] été abreuvée de mensonges et provoqués par le président. Il s’est cependant joint à la quarantaine de Républicains qui ont tenté de faire avorter le procès à la fin janvier.

Le conservateur âgé de 78 ans pourrait avoir une influence décisive sur les sénateurs républicains qui hésitent quant au sort de l’ancien président.

Chuck Schumer

Nouveau chef de la majorité démocrate, il devra parvenir à convaincre 17 Républicains à rejoindre ses troupes s’il veut voir l’ex-président condamné. Ce dernier souhaite cependant que le procès ne traîne pas, puisque les procédures viennent paralyser le début du mandat de Joe Biden.

Brad Raffensperger

C’est le secrétaire d’État de la Géorgie à qui Donald Trump a téléphoné pour obtenir l’invalidation de la victoire de Joe Biden dans l’État, le 2 janvier dernier. Selon l’enregistrement publiquement disponible de l’appel, Trump aurait tenté de faire pression pour qu’il « lui trouve des votes ». M. Raffensperger lui a répété à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas d’erreur électorale.

Même le seul chef retenu au procès est celui d’incitation à l’insurrection, l’acte d’accusation revient aussi sur les mois précédant l’assaut et cet appel du 2 janvier.

Patrick Leahy

Le président de la Cour suprême, John Roberts, qui a présidé le premier procès de mise en accusation de M. Trump, ne sera pas en poste pour le deuxième procès. C’est donc le sénateur démocrate Patrick Leahy — troisième de la succession présidentielle au poste — qui présidera le procès à sa place.

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