Il faut agir «maintenant» pour la relance, dit la secrétaire américaine au Trésor

«Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que le coût d’une action, d’une action forte», estime la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen.
Photo: Getty Images/Agence France-Presse «Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que le coût d’une action, d’une action forte», estime la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen.

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a de nouveau souligné vendredi l’importance d’agir « maintenant », et d’adopter rapidement le plan de relance de 1900 milliards de dollars présenté par Joe Biden, dont les bénéfices à long terme seront « largement supérieurs aux coûts ».

« Nous devons agir maintenant, et les bénéfices d’une action forte immédiate seront largement supérieurs aux coûts à long terme », a-t-elle indiqué à des journalistes depuis la Maison-Blanche, après un entretien avec le président. « Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que le coût d’une action, d’une action forte », a-t-elle martelé, alors qu’une partie des républicains sont opposés à une telle dépense.

« Les économistes s’entendent pour dire que sans nouvelle aide, de nombreuses autres personnes perdront leur petite entreprise, le toit au-dessus de leur tête et leur capacité à nourrir leur famille », a encore plaidé la secrétaire au Trésor.

Le nouveau gouvernement américain espère réussir à convaincre les élus du Congrès d’adopter rapidement ce plan d’urgence, qui comprend de nouveaux chèques pour les ménages, des droits au chômage étendus, mais aussi des fonds pour aider les villes et États du pays à rouvrir les écoles et accélérer le rythme des tests et vaccinations.

« Nous avons appris des crises précédentes que le risque n’est pas de faire trop, le risque est de ne pas faire assez. Et c’est maintenant le moment d’agir », a martelé le président Joe Biden, à l’issue de cette rencontre également.

Plus de 18 millions d’Américains touchent actuellement des prestations de chômage.

Ce plan d’urgence doit être suivi d’un plan d’investissements, qui n’a pas encore été présenté, et doit créer des « millions d’emplois bien payés » autour des infrastructures et des énergies renouvelables.

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