Les démocrates prennent le contrôle du Sénat américain

La Constitution américaine donne à la vice-présidente Kamala Harris le pouvoir de départager les votes à égalité au Sénat.
Photo: Getty Images via Agence France-Presse La Constitution américaine donne à la vice-présidente Kamala Harris le pouvoir de départager les votes à égalité au Sénat.

Deux nouveaux sénateurs démocrates ont prêté serment mercredi, donnant le contrôle de la chambre haute à leur parti au jour de l’investiture de Joe Biden et Kamala Harris, qui a présidé, en sa qualité de vice-présidente, la séance.

Avec la victoire contre deux républicains des nouveaux sénateurs de la Géorgie Jon Ossoff et Raphael Warnock, les démocrates détiennent désormais 50 sièges contre 50 pour les républicains.

Mais la Constitution donne à la vice-présidente le pouvoir de départager les votes à égalité.

Ex-sénatrice de Californie, Kamala Harris a présidé la prestation de serment des deux sénateurs élus mais aussi de celui nommé pour la remplacer, Alex Padilla.

La première femme vice-présidente des États-Unis a été applaudie à son arrivée dans l’hémicycle. Puis elle a ri en lisant le déroulé officiel de la séance la concernant et qui disait : « pour pourvoir le siège laissé vacant par la démission de l’ancienne sénatrice Kamala D. Harris de Californie ».

« Ça a été très bizarre », a plaisanté l’ancienne procureure âgée de 56 ans, suscitant les rires.

Les deux sénateurs de Géorgie, premiers démocrates à remporter ces sièges depuis vingt ans dans cet État conservateur, sont entrés dans l’histoire à plusieurs autres titres.

Raphael Warnock, 51 ans, pasteur dans l’ancienne église de Martin Luther King à Atlanta, devient le premier sénateur noir jamais élu en Géorgie.

Jon Ossoff est lui le premier sénateur juif de Géorgie, ainsi que, à 33 ans, le sénateur démocrate le plus jeune à siéger à la chambre haute depuis… Joe Biden, en 1973.

« Pensez au chemin déjà parcouru. Au fait que vos candidats en ce moment historique soient le jeune fils juif d’un immigré et le pasteur noir qui tient la chaire » de Martin Luther King, aimait à répéter Jon Ossoff en campagne, pour souligner l’évolution de cet État marqué par les plaies de la ségrégation.