Sécurité étroite pour l’assermentation de Joe Biden

Un dispositif de sécurité sans précédent avait été déployé en vue de l’intronisation de Joe Biden.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Un dispositif de sécurité sans précédent avait été déployé en vue de l’intronisation de Joe Biden.

Le climat était tendu à Washington mercredi, jour de l’assermentation du président désigné Joe Biden, dans la foulée de l’assaut meurtrier lancé contre le Capitole des États-Unis il y a deux semaines.

Un dispositif de sécurité sans précédent avait été déployé en vue de l’intronisation de M. Biden. Les responsables se préoccupaient non seulement de menaces provenant de l’extérieur, mais aussi de la possibilité que les hommes responsables de le protéger décident de se retourner contre lui.

Aucune menace spécifique n’avait été formulée contre M. Biden.

La capitale du pays avait essentiellement été bouclée. Plus de 25 000 policiers et soldats avaient été mobilisés. Des blindés et des barrières de ciment bloquaient les rues. Le National Mall était fermé. L’enceinte du Capitole était encerclée de clôtures. Des points de contrôle ont été érigés aux intersections.

Les forces de l’ordre surveillaient de près les militants de l’extrême droite et les milices. Quelques heures avant la cérémonie d’intronisation, des agents fédéraux continuaient d'ailleurs à épier des « échanges inquiétants en ligne », y compris une série de menaces contre des élus et des méthodes pour infiltrer l’assermentation.

Douze membres de la Garde nationale ont été retirés de l’opération de sécurité après des vérifications effectuées par la police fédérale américaine. Deux d’entre eux avaient exprimé des opinions extrémistes concernant la cérémonie de mercredi. Le Pentagone n’a pas voulu fournir plus de détails ; des responsables ont toutefois indiqué à l’Associated Press que les 12 individus entretiennent des liens avec des milices de droite ou ont tenu des propos extrémistes en ligne.

À voir en vidéo