Joe Biden lance un appel à la patience et à l’optimisme

Joe Biden a pris la parole dans la nuit de mardi à mercredi pour appeler ses partisans à la patience, mais également exprimer son optimisme.
Photo: Roberto Schmidt Agence France-Presse Joe Biden a pris la parole dans la nuit de mardi à mercredi pour appeler ses partisans à la patience, mais également exprimer son optimisme.

Bref et optimiste. Le candidat démocrate Joe Biden a pris la parole dans la nuit de mardi à mercredi pour appeler ses partisans à la patience, mais également pour exprimer son optimisme sur l’issue d’un scrutin, toujours placé dans l’incertitude, plus de six heures après la fermeture des bureaux de vote dans l’est du pays.

« Nous savions que cela allait être long. Mais qui se doutait que cela nous conduirait à demain et peut-être à plus tard, a déclaré l’ex-vice-président depuis son fief de Wilmington, au Delaware. Mais regardez : nous sommes contents de l’endroit où nous sommes arrivés. Vraiment. »

Joe Biden s’est réjoui de l’avance surprise des démocrates en Arizona, un État qui a toujours voté républicain depuis 1952, avec un bref interlude démocrate en 1996, sous Bill Clinton. Avec 75 % des bulletins de vote dépouillés, Joe Biden y menait par sept points d’avance sur le président américain. La mobilisation du vote dans le comté de Maricopa, qui englobe la grande région urbaine de Phoenix, explique en partie cette victoire. Plus de 65 % des électeurs y sont concentrés.

« Nous sommes confiants en Arizona. C’est tout un revirement », a-t-il ajouté en soulignant au passage sa victoire au Minnesota et en rappelant que tout était encore possible en Géorgie. « Nous croyons que nous sommes sur la voie de remporter cette élection ». Selon lui, l’issue du scrutin n’est pas finale, « tant que chaque bulletin n’a pas été compté ».

« Les choses vont bien dans le Wisconsin et le Michigan. Et même s’il va falloir du temps pour compter les votes, nous allons remporter la Pennsylvanie. »

Sur Twitter, le président américain a réagi prestement en déclarant en substance que les républicains en « menaient large » durant cette élection, et que les démocrates « essayaient de voler l’élection ». « Nous ne les laisserons jamais le faire, a-t-il écrit. Les votes ne peuvent pas être déposés après la fermeture des bureaux ! »

Le réseau social a identifié le message en le qualifiant de source de désinformation. Aucun État américain ne permet le dépôt de bulletin après la fermeture des bureaux de vote. Le vote par la poste peut toutefois être comptabilisé dans les jours suivants, pourvu que le bulletin ait été reçu dans les temps, avant le 3 novembre, jour de l’élection. La Pennsylvanie a jusqu’à vendredi pour le faire.

En soirée, le procureur général de la Pennsylvanie, le démocrate Josh Shapiro, a invité les Américains à « aller se coucher », puisque les résultats du vote allaient prendre encore plusieurs heures, voire plusieurs jours, avant que puisse être confirmée une victoire.

Plus de 100 millions d’Américains se sont exprimés par anticipation, ce qui représente 72 % de la participation électorale de 2016. Lundi, Bloomberg News a prédit qu’entre 142,4 et 165 millions d’électeurs pourraient avoir exercé leur droit de vote mardi lors de cette élection qui va « porter à conséquence », comme plusieurs l’expriment ici depuis plusieurs jours. Cela établirait un record.

« Nous avons eu une journée électorale sans heurts, a-t-il écrit sur Twitter. Les votes ont été exprimés. Vos responsables électoraux locaux travaillent pour compter les bulletins de vote. Comme nous le disons depuis des mois : cette élection sera terminée quand tous les votes éligibles auront été comptés. Restons calmes. »

Au final de sa courte apparition sur la scène du Chase Center de Wilmington, Joe Biden a rappelé que ce n’était ni à lui ni à Donald Trump d’annoncer le gagnant du scrutin présidentiel. « C’est aux Américains de le faire ».

Photo: Fabien Deglise Le Devoir Les préparatifs allaient bon train cet après-midi près du Chase Center on The Waterfront de Wilmington, où Joe Biden a pris la parole en fin de soirée.

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat—Le Devoir.