Grand format En photos | Le mur de Donald Trump au Texas

1 Vue sur le Rio Grande (Rio Bravo pour les Mexicains) dans les environs de Mission, au Texas. Depuis 1848, le fleuve sert de frontière entre le Mexique et les États-Unis tout le long du Texas, soit plus de 2000 kilomètres. Valérian Mazataud Le Devoir
2 Une femme et un enfant marchent vers le poste de frontière routier du pont international McAllen-Hidalgo, à McAllen, au Texas, qui relie les États-Unis à la ville de Reynosa, au Mexique. Il existe 50 postes de frontière entre les deux pays, de San Diego, Californie à Brownsville, Texas. C’est la frontière terrestre la plus traversée au monde. Avant la pandémie de COVID-19, 950 000 personnes la traversaient légalement pour entrer aux États-Unis chaque jour. Valérian Mazataud Le Devoir
3 Une portion du mur frontalier qui sépare les États-Unis du Mexique. Loin de suivre les contours sinueux de la frontière, les portions de mur sont parfois situées à plus d’un kilomètre du Rio Grande, créant ainsi une zone au statut incertain entre les deux. Avant 2016, seul le tiers de la frontière, soit 1000 km était marqué par un mur, mais la moitié ne sont que des piliers à même de bloquer seulement les gros véhicules. Valérian Mazataud Le Devoir
4 Une nouvelle section de mur en construction dans les environs de Mission, au Texas. Durant son mandat, Donald Trump a renforcé ou remplacé 500 km du mur existant, mais n’a construit pour le moment que moins de 10 km de nouveau mur. Valérian Mazataud Le Devoir
5 Deux véhicules de la Patrouille frontalière des États-Unis se croisent au pied du mur. Cette agence fédérale de police emploie 20 000 agents, dont une bonne partie à la frontière Mexicaine. Dans le comté d’Hidalgo, il est impossible de s’approcher du fleuve sans voir surgir un ou plusieurs véhicules. Ils reçoivent l’appui de la Texas Highway Patrol (patrouille des autoroutes), ainsi que des Texas Rangers (équivalent de la SQ) et de la garde nationale, avec le soutien logistique de drones, d’aérostats, d’hélicoptères, de bateaux, de chevaux et de milliers de caméras. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Le centre-ville de Mission, Texas, à quelques kilomètres de la frontière. Environ 80% des 77 000 habitants de cette petite ville se déclarent «hispaniques ou latinos» selon le recensement. Valérian Mazataud Le Devoir
7 Maria Johnson-Alcantara, 60 ans, propriétaire du «Downtown Cafe», et son fils Travis, 6 ans, à Mission, Texas. Mme Johnson-Alcantara parle aussi bien l’espagnol que l’anglais, fière de ses origines texanes. «Je ne partirai d’ici pour rien au monde», affirme-t-elle. «Ma grand-mère est originaire du Texas, mais à l’époque où c’était encore le Mexique». En effet le tracé du fleuve a changé, et conséquemment la frontière avec lui. C’est ce qui est arrivé en 1848 dans la région de Chamizal, proche d’El Paso, au Texas, lorsque le fleuve a changé de cours et qu’une portion du Mexique est passée aux États-Unis, entraînant une dispute territoriale seulement résolue en 1963. Valérian Mazataud Le Devoir
8 À McAllen, au Texas, une affiche en espagnol proclame «vive Trump», à côté d’une affiche de campagne pour une candidate républicaine au sénat, où quelqu’un a peint les mots «pro-vie». Le comté d’Hidalgo, où sont situées les villes de McAllen et Mission, a cependant massivement voté pour Hillary Clinton en 2016. Valérian Mazataud Le Devoir
9 Depuis 154 ans, la chapelle catholique de La Lomita, à Mission, Texas, est située à moins de 500 mètres du Rio Grande. Le terrain est donc situé en plein sur le passage du mur promis par Donald Trump, mais le projet de loi sur les appropriations de terrains destinés au mur a été amandé pour en exclure la chapelle, ainsi que plusieurs autres sites patrimoniaux. Le site n’est cependant pas hors de danger, puisque le président Trump a déclaré une «urgence nationale concernant la frontière sud des États-Unis», en février 2019, ce qui pourrait remettre en cause son statut de protection. Valérian Mazataud Le Devoir
10 Le père Roy Snipes, figure de proue dans la lutte pour la protection de la Lomita, lors d’une récente sortie en bateau sur le Rio Grande. Toujours coiffé de son chapeau de cow-boy et accompagné de ses trois chiens, ce prêtre oblat philosophe et un peu excentrique, est vite devenu le visage de la résistance au mur dans la région. Parmi ses paroissiens, il compte autant des grands propriétaires Texans, des croyants mexicains, que des agents de la patrouille frontalière. Valérian Mazataud Le Devoir
11 Un mur de 5 km a été construit par l’organisation à but non lucratif «We build the wall» (On construit le mur). Cette portion de mur privé à été construite grâce à une campagne de sociofinancement qui a récolté plus de 25 millions de dollars, et sur les terrains privés de plusieurs propriétaires favorables au projet. Seul problème: hormis les accusations fédérales pour fraude envers les porteurs du projet, le mur construit trop proche du fleuve est déjà menacé par l’érosion des berges, à peine quelques mois après sa construction. Valérian Mazataud Le Devoir
12 Marianna Trevino-Wright, directrice du Centre national des papillons, au bord du Rio Grande. Un matin, explique-t-elle, elle a découvert à sa grande surprise, une équipe de déforestation au travail sur le terrain de cette réserve naturelle privée, afin de nettoyer le terrain pour la construction du mur. Le centre a depuis entrepris de poursuivre le gouvernement fédéral, et son statut protégé pourrait être remis en question par l’urgence nationale déclarée dans la région. Elle ne s’aventure jamais au bord de l’eau «sans [s]on fusil et [s]on chien», dit-elle, et diffuse en direct toutes ses interactions avec la patrouille frontalière. Valérian Mazataud Le Devoir
13 À gauche de l’image, le côté étasunien de la frontière, avec son mur privé, à droite le côté mexicain. «Regardez la différence», s’amuse Marianna Trevino-Wright, directrice du Centre national des papillons. «De notre côté une zone militarisée, et de l’autre bord, des restaurants et des fêtes de famille!» Valérian Mazataud Le Devoir
14 Une nuée d’oiseaux traversent la frontière entre les États-Unis et le Mexique en survolant le Rio Grande. Valérian Mazataud Le Devoir