L’ouragan «Sally» menace le sud-est des États-Unis de crues «historiques»

Le Centre national des ouragans a mis en garde dans son dernier bulletin des risques de tornades en Floride et dans l’Alabama dès mardi matin.
Photo: Joe Raedle Getty images / Agence France-Presse Le Centre national des ouragans a mis en garde dans son dernier bulletin des risques de tornades en Floride et dans l’Alabama dès mardi matin.

L’ouragan Sally s’approchait mardi du sud-est des États-Unis, menaçant plusieurs États de crues « historiques » et potentiellement mortelles, ont alerté les services météorologiques américains.

Le président Donald Trump a invité les habitants de l’Alabama, de la Louisiane et du Mississippi à la plus grande prudence face à cet épisode climatique « extrêmement dangereux », mais qu’il a dit être « sous contrôle ». « Nous le surveillons de très près », a-t-il assuré.

Charriant des vents soufflant jusqu’à 140 km/h, Sally est un ouragan de catégorie 1, sur une échelle croissante qui en compte 5. Il pourrait toucher terre dès mardi soir.

Le Centre national des ouragans (NHC) a mis en garde dans son dernier bulletin des risques de tornades en Floride et dans l’Alabama dès mardi matin.

« Des inondations historiques sont à craindre avec des crues potentiellement mortelles », a alerté le centre basé à Miami.

L’œil de l’ouragan se trouvait à 8 h à 170 km à l’est de la ville côtière de Biloxi, dans le Mississippi.

« Faites des préparatifs. Sécurisez vos biens. Surveillez les bulletins météo, ayez un kit anti-ouragan de prêt et des provisions pour trois ou quatre jours », a conseillé son maire, Andrew Gilich.

La Nouvelle-Orléans, traumatisée par le passage dévastateur de l’ouragan Katrina il y a 15 ans, fait aussi partie des zones à risque.

« Soyez malins et faites attention », a exhorté le gouverneur de la Louisiane, John Bel Edwards. Son État éponge encore les dégâts de l’ouragan Laura de catégorie 4, qui, avec des pointes à près de 240 km/h, avait coûté la vie à au moins dix personnes, et quatre au Texas voisin, il y a deux semaines.

Laura, l’un des plus violents à avoir jamais frappé la région, avait plongé ses habitants dans des scènes de désolation désormais tristement habituelles. À Lake Charles, ville connue pour ses raffineries de pétrole, principale ressource économique de la région, on trouvait arbres et lignes électriques à terre, bâtiments écroulés, toits arrachés, rues inondées ou couvertes de débris…

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques qui prévoient ainsi une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5.

À court de prénoms

Paulette, René, Teddy et Vicky : avec l’ouragan Sally, pas moins de cinq tempêtes sont actuellement au-dessus du bassin atlantique, un record depuis 1971.

Il y a tellement eu de tempêtes tropicales dans l’Atlantique cette année que l’ONU, qui les baptise, est en passe de se trouver à court de prénoms, pour la deuxième fois seulement de l’histoire.

« Nous devons agir pour le climat. Maintenant », a exhorté Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle de novembre. Lundi, l’ancien vice-président de Barack Obama a accusé son rival Donald Trump d’être un « pyromane du climat », parce qu’il nie selon lui la réalité du changement climatique.

Les services météorologiques américains avaient prédit que la saison des ouragans dans l’Atlantique, qui dure du 1er juin au 30 novembre, devrait être extrêmement « active » et pire que prévu, avec entre 7 à 11 ouragans.

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