Trump multiplie les attaques contre les «ObamaBiden»

Donald Trump, en difficulté dans les sondages, a multipliémardi les attaques contre les «ObamaBiden».
Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse Donald Trump, en difficulté dans les sondages, a multipliémardi les attaques contre les «ObamaBiden».

Donald Trump s’en est pris mardi avec virulence à Michelle et Barack Obama, têtes d’affiche de la convention démocrate et précieux soutiens de Joe Biden, qu’il affrontera le 3 novembre.

Au lendemain du discours de l’ancienne Première dame et à la veille de celui de son prédécesseur, le président américain, en difficulté dans les sondages, a multiplié les attaques contre les « ObamaBiden ».

« Il faudrait que quelqu’un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison-Blanche, si son mari, Barack Obama, n’avait pas été président », a-t-il tweeté.

Pour la deuxième soirée de cette étrange convention entièrement virtuelle en raison du COVID-19, Bill Clinton, 73 ans, sera en vedette. Un message vidéo d’un autre ex-président démocrate, Jimmy Carter, 95 ans, sera également diffusé.

La jeune star du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, figure de l’aile gauche du parti et farouche opposante du président, n’aura, elle, droit qu’à une brève intervention.

M. Trump, qui a confirmé qu’il prononcerait son discours à l’issue de la convention républicaine depuis les jardins de la Maison Blanche, a ironisé sur les débuts de ses adversaires : « Pas le meilleur moment de télévision qui soit ».

Selon l’institut Nielsen, les audiences télévisées de la première soirée démocrate ont été nettement inférieures à celles de 2016 : 18,7 millions de téléspectateurs, contre 25,9 millions quatre ans plus tôt.

Accusé d’avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une « rouge » (républicaine) et une « bleue » (démocrate), Donald Trump a répondu du tac au tac. « Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden », a-t-il ajouté, disant être un « rassembleur ».

Affirmant avoir « sauvé des millions de vies » et assurant être en train de reconstruire « une économie encore plus forte qu’avant », il a balayé d’un revers de manche les critiques sur sa gestion de la pandémie du COVID-19 qui a fait plus de 170 000 morts aux États-Unis.

« Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra ! », a-t-il promis à deux mois et demi du scrutin, au cours duquel il briguera un deuxième mandat de quatre ans.

« Au-delà du socialisme »

Dans un réquisitoire prononcé sur un ton très personnel, l’ancienne First Lady Michelle Obama, qui bénéficie d’une cote de popularité inoxydable dans le camp démocrate, a dénoncé lundi soir « le manque total d’empathie » de l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Appelant au rassemblement derrière Joe Biden, elle a insisté sur le fait que, lui, dirait « la vérité » et ferait « confiance à la science ».

Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur son goût des estrades, sa capacité à jouer avec les foules, est aussi longuement revenu sur le fait que Michelle Obama ne s’était pas exprimée en direct.

« Non seulement cela avait été enregistré, mais cela avait été enregistré il y a longtemps car elle n’avait pas le bon bilan des morts (du COVID-19) », a-t-il insisté.

« Contrairement à Michelle Obama, je serai en direct. C’est toujours beaucoup mieux en direct », a-t-il ajouté, évoquant son discours, prévu le jeudi 27 août.

Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l’attention médiatique, l’ancien homme d’affaires de New York continue à sillonner les États-Unis, concentrant ses efforts sur les États clés.

Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s’est rendu mardi matin dans l’Iowa, avant de rejoindre l’Arizona dans l’après-midi.

Il a renouvelé, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus agressives envers celui qu’il affuble systématiquement du surnom moqueur de « Sleepy Joe » (« Joe l’endormi »).

« Joe Biden est la marionnette de la gauche radicale », a-t-il lancé. « Cela va au-delà du socialisme ».

« La Chine veut absolument qu’il gagne ! L’Iran veut absolument qu’il gagne ! », a-t-il lancé sous les applaudissements, se posant un négociateur intraitable.

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