Une pro-Trump proche des complotistes QAnon bientôt au Congrès?

Marjorie Taylor Greene (au centre) s’est revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux.
Photo: Mike Stewart Associated Press Marjorie Taylor Greene (au centre) s’est revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux.

Une candidate pro-Trump adepte du mouvement complotiste QAnon a remporté une primaire républicaine pour les élections parlementaires de novembre dans un bastion du Parti républicain dans l’État de Géorgie, où elle est quasi assurée d’être élue à la Chambre des représentants.

Marjorie Taylor Greene a été préférée par 57,2 % des électeurs du 14e district de Géorgie à un neurochirurgien qui n’a obtenu que 42,8 % des suffrages, selon les résultats publiés mercredi.

Donald Trump l’a immédiatement félicitée. « Félicitations à la future star républicaine Marjorie Taylor Greene », a tweeté le président américain. « Marjorie est solide à tous égards et elle n’abandonne jamais — une vraie GAGNANTE ! »

Pendant la campagne électorale, Mme Taylor Greene s’est revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon qui se répand depuis 2017 sur les réseaux sociaux.

Selon ses adeptes, les États-Unis sont dirigés depuis des décennies par « l’État profond », une organisation secrète rassemblant de hauts responsables des ministères, les Clinton, les Obama, les Rothschild, le puissant investisseur George Soros, des vedettes d’Hollywood et d’autres membres de l’élite mondiale.

Cette mouvance croit qu’ils sont impliqués dans des réseaux pédophiles internationaux, et veulent créer un nouvel ordre mondial dans lequel les États auraient abandonné leur souveraineté au profit de cette élite, et seul Donald Trump pourrait les contrer, s’il est réélu.

Les premiers messages cryptiques sont apparus en octobre 2017, écrits par un mystérieux « Q ».

« Q est un patriote », a indiqué Mme Taylor Greene dans une vidéo électorale publiée cet été. « C’est l’occasion d’une vie d’éliminer cette cabale mondiale de pédophiles satanistes et je pense que nous avons le président qu’il faut pour ça. »

Elle a aussi assuré que les hommes blancs étaient « le groupe le plus maltraité aujourd’hui aux États-Unis » et nié que les Afro-Américains soient victimes de racisme dans le pays.

« Vous savez quoi ? Le racisme, c’est fini », a-t-elle affirmé dans une vidéo publiée par Politico. « Les Noirs ont les mêmes droits. »

Elle a aussi dénoncé « une invasion islamique de notre gouvernement », en allusion à l’élection en 2018 à la Chambre des représentants de deux femmes musulmanes.

Selon The Atlanta Journal-Constitution, elle a aussi insulté la présidente de la Chambre Nancy Pelosi en la qualifiant d’« anti-américaine ». « Nous allons virer cette garce du Congrès », a-t-elle promis.