Coronavirus: le cap des 150 000 morts franchi aux États-Unis

Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les États-Unis voient depuis la fin de juin l’épidémie repartir à la hausse.
Photo: Chandan Khanna Agence France-Presse Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les États-Unis voient depuis la fin de juin l’épidémie repartir à la hausse.

Les États-Unis, le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie de coronavirus, ont franchi mercredi le cap des 150 000 morts de la COVID-19, tandis que des mesures radicales étaient mises en place à Hong Kong.

La première puissance mondiale avait annoncé fin février son premier décès lié au nouveau coronavirus. Cinq mois plus tard, la crise sanitaire a décimé à travers le pays l’équivalent de la ville de Savannah, en Géorgie, et poussé des millions de gens au chômage.

Après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, les États-Unis voient depuis la fin de juin l’épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l’ouest du pays, où de nombreux États avaient rapidement assoupli leurs mesures de confinement, comme l’appelait le président, Donald Trump.

Confrontée à la lenteur des tests de dépistage et à des insuffisances dans le suivi des contacts des personnes contaminées, la Floride a ainsi enregistré mercredi à elle seule 216 nouveaux décès en 24 heures, un record pour cet État. La Californie et le Texas sont deux autres épicentres actuels de l’épidémie américaine.

Dans le monde, la COVID-19 a fait au moins 660 748 morts. Parmi les pays les plus endeuillés figurent, derrière les États-Unis, le Brésil (90 134 morts), le Royaume-Uni (46 046), le Mexique (44 876) et l’Italie (35 129).

En Chine, d’où est partie la pandémie à la fin de l’année 2019, les autorités ont annoncé mercredi 101 nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus, le plus lourd bilan en trois mois, alors que les salles de sport, les bars et les musées étaient fermés dans les zones les plus touchées.

Hong Kong sur le pied de guerre

Hong Kong est pour sa part sur le point de connaître une épidémie de « grande ampleur », a averti la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, au moment où entraient en vigueur dans la ville les mesures de distanciation les plus poussées depuis le début de la crise.

Les 7,5 millions d’habitants de cette ville très densément peuplée sont désormais dans l’obligation de porter un masque en public, tandis que les restaurants ne peuvent plus servir que des plats à emporter. De plus, les rassemblements à plus de deux personnes, à l’exception des familles, ne sont plus autorisés.

L’Inde, en revanche, a annoncé pour début août un assouplissement de ses mesures de confinement. Les salles de sport et de yoga pourront rouvrir et le couvre-feu actuel imposé entre 22 h et 5 h sera levé dans le vaste pays, qui a franchi la barre du 1,5 million de cas déclarés, ce qui en fait le troisième pays parmi les plus touchés au monde en valeur absolue.

En Europe, l’Espagne a vu le nombre de nouveaux cas quotidiens plus que tripler depuis deux semaines, pour dépasser les 1800. Après la France et le Royaume-Uni, l’Allemagne a déconseillé à ses ressortissants d’y voyager.

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a assuré pour sa part que la France n’était « pas dans une deuxième vague », tout en demandant de ne « pas lâcher » les efforts afin de l’éviter.

Course au vaccin

Sur la course mondiale à la production d’un vaccin, la Russie a annoncé mercredi qu’elle espérait entamer la production de deux d’entre eux en septembre et en octobre, tentant de prendre le monde entier de vitesse.

Deux vaccins conçus par des chercheurs des centres étatiques russes « sont aujourd’hui les plus prometteurs », a affirmé la vice-première ministre russe, Tatiana Golikova.

« Les Américains ont été étonnés quand ils ont entendu le signal du Spoutnik », le premier satellite artificiel lancé par l’URSS en 1957, a déclaré à CNN Kirill Dmitriev, le président du Fonds souverain russe qui finance la mise au point du vaccin au Centre Nikolaï Gamaleïa. « Avec le vaccin, ce sera la même chose. Nous serons les premiers. »

À voir en vidéo