Les États-Unis ont perdu 701 000 emplois en mars

En février, le taux de chômage était tombé à 3,5%, le niveau le plus bas en 50 ans. Il est désormais monté à 4,4%.
Photo: Paul Sancya Associated Press En février, le taux de chômage était tombé à 3,5%, le niveau le plus bas en 50 ans. Il est désormais monté à 4,4%.

L’économie américaine a souffert en mars des premiers effets de la crise du nouveau coronavirus avec un taux de chômage bondissant à 4,4 % et 701 000 emplois détruits, selon les données du département du Travail publiées vendredi. Cela faisait presque dix ans que le pays voyait son nombre d’emploi croître.

Par ailleurs, le département du Travail précise qu’il « ne peut pas précisément quantifier les effets de la pandémie sur le marché du travail en mars ».

En février, le taux de chômage était tombé à 3,5 %, le niveau le plus bas en 50 ans. La hausse relevée au mois de mars est plus élevée que ce qu’attendaient les analystes, qui tablaient sur 4 %.

Les entreprises américaines ont commencé en mars à détruire des emplois, ce qui n’était pas arrivé depuis près de dix ans.

Avec 701 000 emplois détruits sur le mois, il s’agit du nombre d’emplois détruits le plus important depuis mars 2009, pendant la grande crise. Et c’est beaucoup plus que les 150 000 attendus par les analystes.

Les emplois détruits concernent en grande majorité (459 000) les secteurs de l’hébergement et des loisirs, principalement les bars et services de restauration, détaille le département du Travail.

Le pays comptait ainsi 1,4 million de chômeurs supplémentaires en mars, soit un total de 7,1 millions de personnes sans emploi.

Ces données ne concernent toutefois que la première partie du mois de mars, alors que la pandémie n’avait pas encore gagné l’ensemble du territoire. Ce n’est qu’ensuite que des mesures de confinement, qui ont mis un brutal coup d’arrêt à l’économie, ont été prises progressivement, État par État.

Les près de 10 millions de nouveaux demandeurs d’allocations-chômage enregistrés sur les deux dernières semaines de mars, du jamais vu, ne sont ainsi pas comptabilisés.

Le gigantesque plan de relance de l’économie ratifié la semaine dernière par Donald Trump, étend l’assurance chômage à des catégories de personnes qui ne peuvent habituellement pas en bénéficier, comme les travailleurs indépendants.

Il permet aussi aux entreprises de 500 employés ou moins, à partir de vendredi, d’emprunter de l’argent sans frais pour garder leur personnel ou embaucher.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin leur a promis jeudi que l’aide financière promise coulerait à flots dès vendredi.

Le virus avait fait vendredi matin 6058 morts aux États-Unis, et contaminé 245 601 personnes, selon le comptage de l’Université américaine Johns Hopkins, qui fait référence.