Trump doute des restrictions mises en place contre le coronavirus

Donald Trump a retweeté lundi plusieurs messages accréditant l’idée qu’il était favorable un assouplissement, plutôt qu’à un durcissement, des mesures en place.
Photo: Eric Badarat Agence France-Presse Donald Trump a retweeté lundi plusieurs messages accréditant l’idée qu’il était favorable un assouplissement, plutôt qu’à un durcissement, des mesures en place.

Le président américain, Donald Trump, a exprimé lundi des doutes sur les restrictions mises en place face au coronavirus, déplorant leur impact sur l’économie et laissant entendre qu’il pourrait aller vers un assouplissement.

« Nous ne pouvons laisser le remède être pire que le problème lui-même », a-t-il tweeté.

« À la fin de la période de 15 jours, nous prendrons une décision sur la direction que nous voulons prendre ! », a-t-il ajouté, sans autres précisions.

 

 

La Maison-Blanche a présenté la semaine dernière une série de recommandations rassemblées dans un document intitulé « 15 jours pour ralentir la propagation » du virus.

Les autorités sanitaires américaines martèlent depuis plusieurs jours que le pire est à venir aux États-Unis et que l’heure n’est pas venue de relâcher l’effort.

« Je veux que l’Amérique comprenne : cette semaine, cela va vraiment empirer », a mis en garde lundi sur NBC Jerome Adams, administrateur de la santé publique.

Déplorant que certains Américains ne respectent pas les règles de distanciation sociale, il a appelé à plus de rigueur. « C’est comme cela que le virus se propage. Il faut vraiment, vraiment, que tout le monde reste chez soi », a-t-il martelé.

Donald Trump a par ailleurs retweeté lundi plusieurs messages accréditant l’idée qu’il était favorable un assouplissement, plutôt qu’à un durcissement, des mesures en place.

« Il faut aplatir la courbe [des contaminations], PAS l’économie », soulignait l’un de ces messages.

Si plusieurs gouverneurs, en particulier ceux de Californie et de New York, ont opté pour le confinement, le locataire de la Maison-Blanche a exclu de placer l’ensemble des États-Unis sous ce régime.

« Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour », a-t-il affirmé vendredi.