Fermeture de la frontière États-Unis/Mexique aux voyages non essentiels

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a précisé que cette fermeture ne concernait pas le «commerce légal».
Photo: Guillermo Arias Agence France-Presse Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a précisé que cette fermeture ne concernait pas le «commerce légal».

La frontière entre les États-Unis et le Mexique va fermer pour tous les voyages non essentiels à l’instar de celle entre le territoire américain et le Canada, dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé vendredi Washington.

 

« Les États-Unis et le Mexique ont décidé d’interdire les voyages non essentiels à travers notre frontière partagée », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

 

« Nos deux pays savent à quel point il est important de travailler ensemble pour limiter la propagation du virus », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

 

Son collègue de la Sécurité intérieure Chad Wolf a précisé que cette fermeture ne concernait pas le « commerce légal ». « Les activités commerciales essentielles ne seront pas affectées », ni à la frontière mexicaine ni à la frontière canadienne, a-t-il ajouté.

 

La fermeture avec le Canada entre en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi pour une durée initiale de 30 jours.

 

À l’inverse de la décision d’interdire pour 30 jours l’arrivée aux États-Unis depuis la plupart des pays européens, qui avait pris le monde, et l’Europe, par surprise, le président américain Donald Trump a insisté sur le caractère coordonné avec les gouvernements concernés de ces mesures en Amérique du Nord. « Nous traitons les deux frontières », nord et sud, « de la même manière », a-t-il ajouté.

 

Donald Trump a estimé qu’il fallait limiter « les migrations globales de masse qui risqueraient d’épuiser les ressources » nécessaires pour soigner les Américains.

« En temps normal, ces flux massifs représentent déjà un fardeau énorme sur notre système de santé », a dit le milliardaire républicain, qui a fait de la lutte contre l’immigration une de ses priorités.

 

« Mais pendant une pandémie mondiale, ils menacent d’avoir l’effet d’une tornade qui propagerait l’infection sur nos agents aux frontières, les migrants, et les Américains en général. Sans restrictions, cela paralyserait notre système migratoire, submergerait notre système de santé et mettrait en grave danger notre sécurité nationale », a-t-il martelé. « Nous n’allons pas permettre cela. »