Alan Dershowitz défendra Trump dans son procès en destitution

L’avocat constitutionnaliste Alan Dershowitz lors d'une réception à la Maison-Blanche en décembre dernier.
Photo: Mark Wilson / Getty Images / Agence France-Presse L’avocat constitutionnaliste Alan Dershowitz lors d'une réception à la Maison-Blanche en décembre dernier.

L’avocat Alan Dershowitz, célèbre constitutionnaliste, fera partie de l’équipe de défense de Donald Trump dans son procès en destitution devant le Sénat la semaine prochaine, a-t-il annoncé vendredi.

L’ex-procureur Kenneth Starr, qui s’est fait connaître mondialement dans les années 1990 pour son enquête sur la relation extraconjugale entre Bill Clinton et Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison-Blanche, devrait également rejoindre cette équipe, selon plusieurs médias américains.

« Le professeur Dershowitz s’exprimera en défense durant le procès au Sénat pour présenter les arguments constitutionnels contre la destitution », a indiqué son cabinet.

C’est Pat Cipollone, avocat de la Maison-Blanche, qui sera en première ligne.

Plutôt discret, peu habitué des plateaux de télévision, ce fils d’immigrés italiens ayant grandi dans le Bronx, fervent catholique et père de 10 enfants, a peu de choses en commun avec le tempétueux magnat de l’immobilier.

« Il est du genre solide et silencieux », soulignait il y a quelques semaines Donald Trump lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche ne tarissant pas d’éloge sur « Pat » et son « équipe extraordinaire ».

Il va devoir s’adapter à un nouveau rôle, en pleine lumière, devant les sénateurs et des millions de téléspectateurs,

Il s’est jusqu’ici surtout fait remarquer par sa plume incisive : c’est lui qui a rédigé les courriers dénonçant la procédure de mise en accusation du président, à la tonalité très agressive et où l’on sentait le souffle de Donald Trump.

Après un courrier particulièrement agressif daté du 15 mai 2019, il s’était attiré les foudres de Nancy Pelosi. « Cette lettre qui a été envoyée depuis la Maison-Blanche était une blague, indigne de la présidence des États-Unis […] Honte à eux ».

Ce procès au Sénat prend un relief particulier : la Maison-Blanche avait en effet décidé de ne pas participer à l’enquête sur la mise en accusation, conduite à la Chambre des représentants, dominée par les démocrates. Le procès au Sénat, dominé par les républicains, donnera pour la première fois l’occasion aux avocats du président de présenter leurs arguments.