Trump avertit que Kim Jong-un a «tout» à perdre à se montrer «hostile»

Le président américain croit que le dirigeant nord-coréen aurait «trop à perdre» s’il agissait de façon hostile.
Photo: Brendan Smialowski Archives Agence France-Presse Le président américain croit que le dirigeant nord-coréen aurait «trop à perdre» s’il agissait de façon hostile.

Le président américain, Donald Trump, a averti dimanche, après l’annonce par Pyongyang d’un « test très important » sur une base de lancement, que le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, avait « tout » à perdre à se montrer « hostile ».

« Kim Jong-un est trop intelligent et a beaucoup trop à perdre, voire tout, à agir de façon hostile », a-t-il écrit sur Twitter. « Il n’a pas envie de gâcher sa relation privilégiée avec le président des États-Unis ou de s’ingérer dans l’élection présidentielle américaine de novembre » 2020.

Pyongyang avait annoncé plus tôt dimanche avoir mené un « test très important » depuis sa base de lancement de satellites de Sohae.

« La Corée du Nord, sous la direction de Kim Jong-un, dispose d’un énorme potentiel économique, mais elle doit [se] dénucléariser comme elle l’a promis », a poursuivi Donald Trump. « L’OTAN, la Chine, la Russie, le Japon et le monde entier sont d’accord sur ce point ! »

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Robert O’Brien, a de son côté déclaré dimanche sur CBS que « la Corée du Nord ferait une erreur » en reprenant ses tests nucléaires.

Il a par ailleurs appelé Kim Jong-un à « tenir la promesse » de dénucléarisation qu’il avait faite en juin 2018 à Singapour lors de sa première rencontre historique avec Donald Trump.

Après une dangereuse montée des tensions, les États-Unis et la Corée du Nord ont entamé un dialogue inédit depuis la rencontre historique entre les dirigeants des deux pays en juin 2018 à Singapour.

Mais leur deuxième sommet, en février à Hanoï, s’est soldé par un échec : le président américain a refusé de commencer à lever les sanctions imposées à Pyongyang en échange d’un simple début de désarmement nucléaire proposé par Kim Jong-un.

Les négociations sont depuis à l’arrêt, malgré l’annonce d’une relance imminente faite par les deux hommes lors d’un troisième entretien plus improvisé, fin juin, à la frontière entre les deux Corées.

Donald Trump s’était encore félicité samedi de sa « très bonne relation » avec le dirigeant nord-coréen.

« Je pense qu’on veut tous les deux garder ça comme ça. Il sait que j’ai une élection qui arrive », avait-il confié, affirmant qu’il serait « surpris si la Corée du Nord agissait de manière hostile ».

L’Iran présente un budget de résistance

L’Iran a annoncé dimanche un « budget de résistance » face aux sanctions asphyxiantes imposées par les États-Unis.

Le budget présenté au Parlement par le président, Hassan Rohani, comprend un « investissement » russe de cinq milliards de dollars en train d’être parachevé.

Le retrait unilatéral des États-Unis en 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu et le rétablissement de lourdes sanctions contre l’Iran ont asphyxié son économie notamment le secteur vital du pétrole.

« L’année prochaine, comme l’année en cours, notre budget sera un budget de résistance et de persévérance contre les sanctions », a déclaré M. Rohani.

Le budget a été annoncé quelques semaines après une forte augmentation du prix des carburants qui a déclenché des manifestations violentes.