Michael Bloomberg se dit «désolé» pour les fouilles arbitraires

New York —L’ex-maire de New York Michael Bloomberg s’est excusé dimanche pour la politique des interpellations et des fouilles arbitraires (stop-and-frisk) dont il était jusqu’ici un ardent défenseur au nom de la lutte contre la criminalité. « J’ai eu tort et je suis désolé », a déclaré le milliardaire qui s’exprimait dans une église de Brooklyn. « Notre objectif central était de sauver des vies. Mais les faits sont là : beaucoup trop d’innocents ont été arrêtés et une immense majorité d’entre eux étaient noirs ou latinos », a admis M. Bloomberg. Il a fait plusieurs pas ces derniers jours vers une candidature à l’investiture démocrate, en s’enregistrant comme candidat dans l’Alabama et l’Arkansas.