Affaire ukrainienne: «il n’y avait pas d’ambiguïté» affirment des haut placés de la Maison-Blanche

Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, officier de l’armée affecté au Conseil de sécurité nationale, a témoigné une nouvelle fois vendredi devant le Congrès américain.
Photo: Mandel Ngan Agence France-Presse Le lieutenant-colonel Alexander Vindman, officier de l’armée affecté au Conseil de sécurité nationale, a témoigné une nouvelle fois vendredi devant le Congrès américain.

Lors des auditions dans l’enquête en vue de destituer Donald Trump vendredi, deux fonctionnaires haut placés de la Maison-Blanche ont déclaré qu’il n’y avait, à leurs yeux, aucune ambiguïté : si le nouveau président de l’Ukraine souhaitait être reçu dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche (et il a été reçu par le président américain), il devait ouvrir une enquête publique sur l’adversaire de Donald Trump, Joe Biden, ainsi que sur son fils.

« Il n’y avait pas d’ambiguïté », a déclaré le lieutenant-colonel Alexander Vindman, officier de l’armée affecté au Conseil de sécurité nationale, relatant une journée extraordinaire de réunions à la Maison-Blanche l’été dernier.

Alexander Vindman et Fiona Hill, une ancienne conseillère de la Maison-Blanche sur la Russie, ont tous deux fourni des descriptions de première main lors de témoignages à huis clos au Congrès.

Alexander Vindman a déclaré que Gordon Sondland, ambassadeur auprès de l’Union européenne (qui a contribué financièrement à la campagne présidentielle de Donald Trump), avait déclaré aux représentants ukrainiens en visite aux États-Unis que s’ils espéraient que leur président ait une rencontre en personne avec le président américain, « l’Ukraine devait mener une enquête sur les Biden ».

Les deux Biden ? ont demandé des représentants du Congrès. « Au meilleur de mon souvenir, la réponse est oui », a répondu Alexander Vindman.