Donald Trump promet de frapper les talibans «plus fort» que jamais

«Au cours des quatre derniers jours, nous avons frappé notre ennemi plus fortement que nous ne l’avions jamais fait, et cela va continuer», a lancé M. Trump lors d’une cérémonie au Pentagone.
Photo: Nicholas Kamm Agence France-Presse «Au cours des quatre derniers jours, nous avons frappé notre ennemi plus fortement que nous ne l’avions jamais fait, et cela va continuer», a lancé M. Trump lors d’une cérémonie au Pentagone.

Pour le 18e anniversaire des attentats du 11 Septembre, le président américain, Donald Trump, a fait voeu d’intensifier les combats contre les talibans, quelques jours après avoir annulé une rencontre avec leurs chefs visant à mettre fin à l’intervention américaine en Afghanistan.

« Au cours des quatre derniers jours, nous avons frappé notre ennemi plus fortement que nous ne l’avions jamais fait, et cela va continuer », a lancé M. Trump lors d’une cérémonie au Pentagone, en présence de proches des victimes des attentats perpétrés par l’organisation djihadiste al-Qaïda, alors protégée par les talibans afghans.

Si les djihadistes « reviennent dans notre pays, on les suivra où qu’ils soient, on utilisera notre puissance, comme on ne l’a jamais utilisée jusqu’ici », a averti le président américain.

Il avait annoncé samedi, de façon aussi spectaculaire qu’inattendue, qu’il avait été prêt à recevoir les responsables talibans dans sa résidence de Camp David, avant d’annuler au dernier moment cette rencontre qui aurait été sans précédent.

Du même coup, il mettait fin à un processus de négociations lancé un an auparavant dans le but de faire cesser la guerre en Afghanistan.

Dix-huit ans après les attentats les plus sanglants de l’histoire, qui firent près de 3000 morts et 6000 blessés, quelque 13 000 soldats américains sont toujours stationnés en Afghanistan.


Hommage à Manhattan
 

Alors qu’une foule était réunie sur le site du World Trade Center devenu mémorial pour rendre hommage aux disparus, M. Trump, qui vécut toute sa vie à New York, a évoqué ses souvenirs de la catastrophe, qui frappa la pointe de Manhattan au matin de ce mardi de septembre, alors qu’il était chez lui à regarder la télévision. Ce fut « une journée de grande confusion », a-t-il indiqué. Après avoir vu à la télévision le deuxième avion percuter une des tours, « c’est là que j’ai compris que le monde allait changer », a-t-il ajouté.

La cérémonie new-yorkaise s’est déroulée selon un rituel désormais éprouvé. Sous le soleil — comme il y a 18 ans —, les gouverneur, maire et ex-maires de New York ont rejoint une foule de proches des victimes. Ils ont marqué une minute de silence aux heures exactes — 8 h 46 et 9 h 03 — auxquelles deux avions sont venus successivement frapper les tours jumelles : elles se sont vite transformées en brasier avant de s’effondrer, ne laissant aucune chance à de nombreux employés de ces gratte-ciel de plus de 100 étages.

Avec Jérôme Cartillier, à Washington