Un séisme de magnitude 6,4 ébranle la Californie, sans faire trop de dégâts

L’épicentre du séisme a été localisé dans le désert de Mojave.
Photo: Agustin Paullier Archives Agence France-Presse L’épicentre du séisme a été localisé dans le désert de Mojave.

La Californie a été ébranlée jeudi par une secousse de magnitude 6,4, le séisme le plus puissant à frapper cette région depuis 1999, mais qui n’a fait de dégâts majeurs ni de victimes, selon les premiers bilans disponibles.

Ressenti dans un vaste périmètre, ce tremblement de terre a ranimé le spectre du « Big One », un mégaséisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l’Ouest américain.

L’épicentre a été localisé à 4 km de profondeur dans la région de Searles Valley, dans la partie sud de la Californie, une zone relativement peu urbanisée située à environ 240 km au nord-est de Los Angeles, selon des données actualisées par l’Institut de géophysique des États-Unis (USGS).

Pour en savoir plus

Consultez la fiche du séisme sur le site du USGS.

Les pompiers du comté de Kern ont indiqué sur Twitter être engagés dans une vingtaine d’interventions, allant « de l’aide médicale à des feux de bâtiments dans et autour de la ville de Ridgecrest », sans faire état de victimes à ce stade.

Leurs collègues du comté de San Bernardino voisin recensaient quant à eux sur Twitter des dégâts à certaines routes et des bâtiments fissurés, « des canalisations d’eau rompues, des lignes électriques endommagées, des chutes de pierres sur certaines routes », mais là non plus « aucun blessé ».

Nettement ressenti à Los Angeles

Des témoins interrogés par les télévisions américaines ont raconté comment les secousses avaient ouvert les tiroirs, fait tomber les téléviseurs et surtout suscité un sentiment de panique chez de nombreux habitants.

La secousse principale, survenue à 10 h 35 (13 h 35 à Montréal) selon l’USGS, a été précédée et suivie de plusieurs autres répliques plus faibles en intensité.

Elle a été nettement ressentie à Los Angeles, selon des journalistes de l’AFP sur place.

« J’ai toujours vécu à Los Angeles. Cela a été le tremblement de terre le plus long que j’aie jamais ressenti », a tweeté la réalisatrice Ava DuVernay.

Aucun dégât particulier n’a été signalé dans la mégalopole californienne, où les habitants ont continué leurs activités habituelles — jogging, tonte de pelouse, etc. — en ce 4 juillet, fête nationale des États-Unis et donc jour férié.

La secousse tellurique a également été ressentie à Las Vegas, dans l’État voisin du Nevada, selon des témoins.

« C’est un [séisme] puissant », a tweeté la police de Los Angeles, en disant toutefois ne pas avoir reçu pour l’instant d’appels justifiant des secours d’urgence.

Les premières informations disponibles à l’extérieur de la ville ne faisaient pas non plus état de dommages ni de victimes.

L’aéroport de Los Angeles a rapporté ne pas avoir subi de dégâts à ses pistes d’atterrissage.

La Californie est le plus peuplé des États américains, mais l’épicentre du tremblement de terre a été localisé dans le désert de Mojave, une grande étendue peu peuplée.

Des répliques sismiques à prévoir

« On peut s’attendre à de nombreuses répliques », a expliqué lors d’un point de presse la sismologue Lucy Jones, confirmant que c’était la secousse la plus forte ressentie en Californie du Sud depuis 1999.

La scientifique a précisé que ce séisme n’était pas survenu le long de la célèbre faille de San Andreas, celle où les spécialistes redoutent un tremblement de terre majeur surnommé « Big One » qui risquerait de provoquer le chaos à Los Angeles et le long de la côte.

La zone du séisme de jeudi est « une région avec plein de petites failles, mais pas une longue faille », comme celle de San Andreas, a-t-elle expliqué.