Pour Trump, une procédure de destitution «faciliterait» sa réélection en 2020

Donald Trump a été visé pendant près de deux ans par une enquête portant sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de la dernière présidentielle.
Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Donald Trump a été visé pendant près de deux ans par une enquête portant sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de la dernière présidentielle.

Donald Trump a estimé que l’ouverture d’une procédure de destitution contre lui augmenterait ses chances de remporter un second mandat en 2020, dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne NBC.

Le président américain, qui a lancé mardi sa campagne de réélection, a été interrogé sur les appels à le destituer lancés par des démocrates après la publication des conclusions de l’enquête russe.

« Je pense que je gagnerais l’élection plus facilement », a répondu Donald Trump. « Mais je crois que je n’aimerais pas ça », a-t-il ajouté. Ce « serait injuste parce que je n’ai rien fait de mal. »

Donald Trump a été visé pendant près de deux ans par une enquête portant sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de la dernière présidentielle. Il a toujours dénoncé une « chasse aux sorcières » destinée à lui nuire.

Dans son rapport d’enquête, publié en avril, le procureur spécial Robert Mueller a écrit ne pas avoir trouvé de preuves d’une quelconque entente. Il a en revanche dressé la liste d’une série de pressions troublantes exercées par Donald Trump sur ses investigations.

Depuis, plusieurs démocrates réclament l’ouverture d’une procédure de destitution du président pour entrave à la justice. Mais les leaders du parti se montrent frileux face à cette proposition, vouée à l’échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat.

Ils craignent également que ces débats ne détournent l’attention des sujets qu’ils veulent placer au centre de la campagne : l’assurance santé, les inégalités ou l’environnement notamment.

Donald Trump a par ailleurs estimé que gagner le prochain scrutin lui serait plus facile qu’en 2016, si les démocrates retenaient la candidature de l’ancien vice-président Joe Biden. Il est beaucoup plus « endormi » que ne l’était sa précédente rivale Hillary Clinton, a-t-il affirmé. Selon lui, l’ex-secrétaire d’État était « une très bonne candidate », « intelligente », « dure » et « hargneuse ».