Trump annonce le report d’une vague d’arrestations de sans-papiers

Des migrants d'Amérique centrale attendent de la nourriture dans un enclos érigé par les services frontaliers américains à El Paso, au Texas, pour traiter un nombre élevé de demandeurs d'asile, en mars dernier.
Photo: Cedar Attanasio Associated Press Des migrants d'Amérique centrale attendent de la nourriture dans un enclos érigé par les services frontaliers américains à El Paso, au Texas, pour traiter un nombre élevé de demandeurs d'asile, en mars dernier.

Donald Trump a annoncé samedi avoir reporté à la demande de l’opposition démocrate une vague d’arrestations de familles de sans-papiers, qui devait débuter dimanche dans une dizaine de grandes villes des États-Unis.

« À la demande des démocrates, j’ai reporté de deux semaines le processus de renvoi des immigrés illégaux (expulsion) pour voir si les démocrates et les républicains parviennent à trouver ensemble une solution aux problèmes de l’asile et à la frontière sud », a tweeté le président américain.

S’ils n’y parviennent pas, « les expulsions débuteront », a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration illégale un des marqueurs de sa présidence, avait promis lundi que la police migratoire commencerait à expulser la semaine prochaine « les millions » de clandestins installés aux États-Unis.

Cette annonce avait accéléré des préparatifs en cours au sein de la police migratoire et le lancement d’une opération de grande envergure avait fuité dans la presse vendredi.

Selon des sources anonymes, l’opération devait porter sur 2000 familles ayant omis de se présenter à des audiences devant des tribunaux ou ayant reçu des avis d’expulsion.

Leur interpellation devait débuter à l’aube dimanche dans une dizaine de grandes villes américaines, dont Houston, Chicago, New York ou Miami.

Samedi, les élus de plusieurs villes avaient fait savoir qu’ils ne coopéreraient pas et des défenseurs des droits des migrants avaient commencé à prodiguer des conseils à ces familles pour leur permettre d’échapper à la police.

Donald Trump avait dénoncé une attitude encourageant « la criminalité ».

« Ils sont venus illégalement dans notre pays et nous les faisons sortir légalement. Nous les renvoyons chez eux », avait-il lancé lors d’un échange avec la presse.

Sanctions « majeures » contre l’Iran

Le président Trump a aussi annoncé samedi que les États-Unis imposeraient lundi de nouvelles sanctions « majeures » contre l’Iran, quelques heures après avoir assuré que si la République islamique renonçait à son programme nucléaire, il deviendrait son « meilleur ami ».

« Nous mettons en place des sanctions supplémentaires majeures contre l’Iran lundi », a tweeté le président américain. « L’Iran ne peut pas avoir d’armes nucléaires ! ».