Trump vient-il de reconnaître l’aide de la Russie dans son élection?

Dans les minutes qui ont suivi la déclaration, Donald Trump l’a rapidement démentie.
Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse Dans les minutes qui ont suivi la déclaration, Donald Trump l’a rapidement démentie.

Alors que le procureur spécial Robert Mueller n’a pas disculpé mercredi Donald Trump d’obstruction à la justice au terme de son enquête sur l’ingérence russe, le président américain vient-il d’admettre avoir reçu l’aide de la Russie dans son élection ?

C’est en tout cas ce que laisse penser un énième tweet lâché par le premier occupant de la Maison-Blanche tôt jeudi matin. « Je n’ai rien à voir avec le fait que la Russie m’a aidé à me faire élire », vient-il d’écrire pour commenter une fois de plus le climat de soupçon généralisé qui accompagne sa présidence. Il s’agit de la première fois que le président fait un tel aveu.

 

Dans les minutes qui ont suivi, M. Trump a rapidement démenti son affirmation depuis les jardins de la Maison-Blanche en insistant sur le fait que la Russie ne l’avait pas aidé à être élu. « Vous savez qui m’a fait élire ? a-t-il demandé aux journalistes dans une vidéo rapportée par The Hill. C’est moi qui me suis fait élire, pas la Russie. »

Même s’il ne cesse de répéter que le « dossier est clos », M. Trump reste sur la sellette au lendemain de la première conférence de presse de Robert Mueller. Le juriste de 74 ans a affirmé jeudi que des soupçons d’entrave à la justice persistaient à l’endroit du président. « Si nous avions eu la conviction que le président n’avait vraiment pas commis de délit, nous l’aurions dit », a-t-il dit, en rappelant qu’« un président ne peut être poursuivi pour une infraction fédérale tant qu’il est en fonction ».

Jeudi, Donald Trump a une nouvelle fois attaqué le procureur spécial. « C’est quelqu’un qui déteste Donald Trump », a-t-il dit en parlant de lui-même à la troisième personne et en rappelant qu’il était innocent.