Trump remet en cause l’accès des démocrates au rapport complet sur l’enquête russe

Fin mars, à la publication du résumé du rapport, Donald Trump avait estimé ne voir «aucun problème» à la publication du rapport complet, confiant déjà la décision finale à son ministre.
Photo: Alex Wong / Getty Images North America / Agence France-Presse Fin mars, à la publication du résumé du rapport, Donald Trump avait estimé ne voir «aucun problème» à la publication du rapport complet, confiant déjà la décision finale à son ministre.

Donald Trump a semblé remettre en cause samedi l’accès des démocrates du Congrès au rapport complet du procureur Mueller sur l’enquête russe, qui devrait être publié dans quelques jours, revenant, en partie, sur ses déclarations antérieures.

Les investigations de Robert Mueller, qui portaient notamment sur une possible collusion entre Moscou et la campagne Trump, se sont achevées le mois dernier, après 22 mois d’enquête. Selon le ministre américain de la Justice Bill Barr, qui en a fait un résumé, ce rapport exonère le président de tous les soupçons de collusion.

« Pourquoi les démocrates de la gauche radicale au Congrès auraient le droit de recommencer et d’examiner le rapport Mueller “pas de collusion” à 35 000 000 de dollars (en deux ans [d’enquête]), quand le crime commis l’a été par Hillary [Clinton] la corrompue, le DNC [Comité national démocrate] et les policiers ripoux ? », s’est interrogé le président américain sur Twitter.

« Le ministre de la Justice Barr prendra la décision ! », a poursuivi le 45e président des États-Unis.

 

 

Fin mars, à la publication du résumé du rapport, Donald Trump avait pourtant estimé ne voir « aucun problème » à la publication du rapport complet, confiant déjà la décision finale à son ministre.

Bill Barr a confirmé mardi qu’il « serait en mesure » de rendre public le rapport Mueller « d’ici une semaine » après en avoir expurgé le contenu sensible.

Le locataire de la Maison-Blanche a régulièrement accusé ses opposants démocrates d’être derrière l’enquête russe — qu’il qualifiait de « chasse aux sorcières » — estimant qu’ils ne pouvaient digérer la défaite de leur candidate Hillary Clinton, pourtant favorite, à l’élection présidentielle de 2016.

Selon la presse américaine, l’équipe d’Hillary Clinton et le Comité national des démocrates (DNC) ont bien contribué au financement de recherches qui ont alimenté le dossier sensible sur les liens de la campagne électorale de Donald Trump avec la Russie.

Et le procureur spécial Robert Mueller avait recruté dans son équipe chargée de l’enquête russe Peter Strzok, un agent du FBI finalement écarté après la découverte de textos anti-Trump envoyés à sa maîtresse, Lisa Page, elle-même employée de la police fédérale américaine. M.Strzok a été limogé par le FBI en août 2018.