Rapport Mueller: la couverture du «New York Times» fâche Trump

Le président américain, Donald Trump, accuse régulièrement le «New York Times» de diffus<em>er </em>des «fake news».
Photo: Jim Watson Agence France-Presse Le président américain, Donald Trump, accuse régulièrement le «New York Times» de diffuser des «fake news».

Le rapport Mueller fait toujours des vagues : Donald Trump a dénoncé jeudi avec virulence les informations du New York Times selon lesquelles certains membres de l’équipe du procureur spécial seraient mécontents de la façon dont leur travail a été présenté.

Le quotidien new-yorkais affirme, en s’appuyant sur des sources anonymes, que des enquêteurs ont exprimé leur frustration face aux principales conclusions rendues publiques par le procureur général, Bill Barr. Sans avancer d’exemples précis, ils estiment que le court document ne rend pas compte « de façon adéquate » de leur enquête. « Le New York Times n’a pas de bonnes sources, ce qui serait complètement illégal, concernant le rapport Mueller », a répondu le président d’un tweet rageur. « Ils n’ont même probablement aucune source ! », a-t-il ajouté, qualifiant, comme il le fait régulièrement, le journal de propagateur de « fake news ».

Le rapport de près de 400 pages du procureur spécial Robert Mueller, rédigé après une enquête de 22 mois, conclut qu’il n’existe pas d’éléments prouvant une entente ou une coordination entre l’équipe de campagne de Donald Trump et Moscou pour influencer les résultats de la présidentielle, selon un résumé du document publié fin mars par Bill Barr. Mais sur l’autre question centrale de l’enquête, celle d’une potentielle entrave à la justice de la part de Donald Trump, M. Mueller n’a pas livré de conclusion définitive.

« Si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus », a écrit l’ancien patron du FBI. C’est sur ce dernier point que nombre d’élus démocrates aimeraient avoir plus de détails. « Les démocrates continuent à démontrer jour après jour qu’ils ne sont que des mauvais perdants », a rétorqué Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif américain. M. Barr a promis de rendre public ce rapport à la mi-avril, le temps d’en retirer certains passages critiques qui pourraient mettre en danger des sources ou contenir des éléments sur d’autres enquêtes en cours. Mais les parlementaires démocrates, qui contrôlent la Chambre basse du Congrès, exigent que le rapport original leur soit transmis, car le procureur général, nommé par M. Trump, n’est pas, à leurs yeux, un observateur neutre.

Si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus