Tour Trump à Moscou: les discussions ont continué après juin 2016

La tour Trump sur la cinquième avenue à Manhattan, New York
Photo: Spencer Platt / Getty Images North America / Agence France-Presse La tour Trump sur la cinquième avenue à Manhattan, New York

Des discussions sur un important projet immobilier à Moscou de la société de Donald Trump se sont prolongées après juin 2016, le magnat des affaires étant tenu au courant alors qu’il était aligné à l’élection présidentielle, a reconnu dimanche son avocat personnel Rudy Giuliani.

Cet aveu de M. Giuliani intervient avant une nouvelle audition au Congrès, le 7 février, de l’ex-avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen.

M. Cohen, condamné en décembre à trois ans de prison pour diverses malversations, a admis avoir menti au Congrès au sujet d’une tour Trump de 100 étages à Moscou, en affirmant que les discussions avec des responsables russes avaient pris fin en janvier 2016.

M. Cohen avait ensuite avancé une autre date, juin 2016, pour la fin de ces négociations restées sans suite.

Mais dimanche, M. Giuliani a assuré que les discussions sur le projet russe entre M. Trump et son avocat étaient possiblement allées jusqu’à l’élection présidentielle du 8 novembre 2016.

« Elles n’étaient pas très denses, mais oui il y avait des discussions », a-t-il déclaré sur l’antenne de NBC, estimant qu’elles auraient duré « probablement jusqu’à, possiblement, octobre ou novembre. Ils ont pu en parler durant toute cette période ».

L’avocat a ajouté que les discussions sur le projet immobilier n’avaient jamais été bien loin, ne dépassant pas le stade de la lettre d’intention.

Donald Trump a maintes fois affirmé que ni lui ni ses collaborateurs n’étaient liés à des intérêts russes ni en discussions avec des Russes pendant sa campagne électorale.

Jeudi soir, le site d’information BuzzFeed News a affirmé que Donald Trump avait demandé à Michael Cohen de mentir lors de son audition au Congrès en 2017 à propos de discussions sur ce projet immobilier.

Ces révélations potentiellement explosives ont ensuite été qualifiées d’« inexactes » par le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur une éventuelle entente entre les Russes et l’équipe de campagne de Donald Trump.