Julian Castro, un ancien de l'administration Obama, dans la course démocrate

Julian Castro a été maire de San Antonio pendant cinq ans et secrétaire au Logement et au Développement urbain pendant le second mandat de Barack Obama.
Photo: Suzanne Cordeiro Agence France-Presse Julian Castro a été maire de San Antonio pendant cinq ans et secrétaire au Logement et au Développement urbain pendant le second mandat de Barack Obama.
Julian Castro, un ancien membre de l'administration Obama, s'est lancé samedi à son tour dans la course à la présidence des États-Unis alors que les démocrates se bousculent au portillon pour se mesurer au président sortant, Donald Trump.

M. Castro, qui pourrait être le seul Latino dans la course démocrate, a fait de l'immigration le sujet central de son annonce effectuée dans sa ville natale de San Antonio, au Texas, à environ 320 kilomètres de la frontière américano-mexicaine.

Deux jours après que le président eut visité la frontière pour faire la promotion de son mur, le politicien de 44 ans s'est moqué de lui pour avoir statué que les États-Unis faisaient face à une «invasion» et à une «crise de sécurité nationale».

S'il y a une crise aux États-Unis, a-t-il plaidé, c'est une crise de gouvernance causée par le président Trump.

Julian Castro, le petit-fils d'immigrants mexicains, a affirmé vouloir se présenter à la présidence «parce qu'il est temps d'insuffler une nouvelle direction au pays, une nouvelle énergie et un nouvel engagement pour s'assurer que les occasions [qu'il a eues] soient accessibles à tous les Américains».

Le jeune politicien a été maire de San Antonio pendant cinq ans et secrétaire au Logement et au Développement urbain pendant le second mandat de Barack Obama.

M. Castro commence déjà à faire campagne au pays. Il effectuera son premier voyage en tant que candidat lundi, sur l'île de Porto Rico, qui a été ravagée par un ouragan l'an dernier.

L'impasse sur le mur de l'administration Trump a inspiré des attaques du nouveau candidat. «Il y a des enjeux sérieux qui doivent être réglés dans notre système d'immigration défaillant, mais demander l'asile est un droit. Et les politiques cruelles de cette administration causent des séquelles réelles et durables», a-t-il déclaré.

Il estime qu'il faut sécuriser la frontière de façon «intelligente et humaine».

«Nous disons non à construire un mur et oui à construire une communauté. Nous refusons de faire des immigrants des boucs émissaires», a-t-il lancé.

Lors de son événement Julian Castro était accompagné de son frère Joaquin, qui est représentant au Congrès et un fervent détracteur de Donald Trump.

M. Castro a annoncé ses couleurs alors qu'une paralysie du gouvernement perdure à Washington et que les potentiels prétendants à la Maison-Blanche commencent de plus en plus à se manifester.

Il est devenu le deuxième démocrate à entrer formellement dans la course, après le représentant du Maryland, John Delaney.

La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren a aussi lancé un comité exploratoire pour la présidence et quatre autres sénateurs démocrates pourraient se présenter bientôt. La représentante d'Hawaï, Tulsi Gabbard, la première élue hindoue du Congrès, prévoit aussi se lancer.