Trump suggère de changer les lois sur la diffamation

Mardi, Donald Trump avait déjà publié de nombreux tweets relatifs au livre explosif de Bob Woodward.
Photo: Evan Vucci Associated Press Mardi, Donald Trump avait déjà publié de nombreux tweets relatifs au livre explosif de Bob Woodward.

Donald Trump a suggéré mercredi un changement des lois sur la diffamation en s’en prenant à nouveau au célèbre journaliste Bob Woodward, dont le livre explosif dresse un portrait accablant du président américain.

« N’est-ce pas une honte que quelqu’un puisse écrire un article ou un livre, avec des histoires totalement inventées, et dresser un tableau d’une personne qui est littéralement l’exact inverse des faits et s’en sortir sans punition ni frais ? » s’est plaint le locataire de la Maison-Blanche de bon matin sur Twitter.

« J’ignore pourquoi les politiciens de Washington ne changent pas les lois sur la diffamation », a fait mine de s’interroger le républicain.

L’objet de l’ire présidentielle : l’ouvrage de Bob Woodward sur son action à la Maison-Blanche. Ce journaliste d’investigation est connu pour avoir révélé avec son compère Carl Bernstein le scandale du Watergate poussant, in fine, Richard Nixon à la démission.

Dans ce livre à paraître le 11 septembre aux États-Unis et dont le Washington Post a publié des extraits, M. Woodward dresse le portrait d’un président inculte, colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s’efforcent de contrôler pour éviter les pires dérapages.

Publication d’une tribune anonyme

Le New York Times a publié mercredi la tribune anonyme d’un haut responsable du gouvernement Trump qui explique pourquoi et comment il s’efforce, avec d’autres, de lutter de l’intérieur contre les « pires penchants » du président américain. Dans un tweet lapidaire composé d’un seul mot écrit en majuscules, le locataire de la Maison-Blanche s’est demandé s’il s’agissait d’une « TRAHISON ».

L’auteur de ce texte, intitulé « Je fais partie de la résistance au sein du gouvernement Trump », souligne clairement qu’il ne s’agit pas pour lui de soutenir la démarche de la gauche américaine, mais de protéger son pays contre le comportement de son 45e président.