Les États-Unis ordonnent l’expulsion de deux diplomates vénézuéliens

Cette décision fait suite à la réélection du président vénézuélien Nicolas Maduro dimanche.
Photo: Federico Parra Agence France-Presse Cette décision fait suite à la réélection du président vénézuélien Nicolas Maduro dimanche.

Washington — Les États-Unis ont ordonné mercredi l’expulsion de deux diplomates vénézuéliens dans les 48 heures, selon un communiqué du département d’État, en représailles à la décision du président Maduro d’expulser deux représentants américains du Venezuela.

« Le département d’État a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade vénézuélienne et le consul général adjoint du consulat vénézuélien à Houston persona non grata », selon un communiqué de la diplomatie américaine.

« Ils ont reçu l’ordre de quitter les États-Unis sous 48 heures », précise le texte.

« Cette mesure vise à rendre la pareille au régime Maduro qui a décidé de déclarer le chargé d’affaires et le numéro deux de la mission à l’ambassade des États-Unis à Caracas persona non grata », ajoute Heather Nauert, porte-parole du département d’État.

Les tensions entre les deux pays se sont encore renforcées après la réélection de Nicolas Maduro dimanche, des résultats qualifiés de « farces » par Washington.

M. Maduro a annoncé mardi l’expulsion des deux responsables américains en réponse à l’imposition de nouvelles sanctions économiques par Washington au lendemain de sa réélection controversée.

Il a accusé le chargé d’affaires des États-Unis, Todd Robinson, de mener un complot militaire contre lui, de vouloir détruire l’économie du pays et de promouvoir l’abstention lors du scrutin présidentiel de dimanche. Il a aussi accusé l’autre responsable, Brian Naranjo, d’être le représentant à Caracas de la CIA.

La diplomatie américaine, elle, réfute les accusations du régime de Caracas : « Les officiers de notre ambassade ont exercé leurs fonctions officielles de manière responsable et cohérente avec la pratique diplomatique [...]. Nous rejetons tout ce qui suggère l’inverse ».

Avec ces expulsions, M. Maduro répliquait au décret signé lundi par son homologue américain Donald Trump, visant à réduire la capacité du Venezuela à vendre ses actifs.

La réélection de M. Maduro a été critiquée sur la scène internationale, des États-Unis à l’Union européenne en passant par le Groupe de Lima, alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes, qui ont rejeté les résultats annoncés.