Stephen Bannon quitte Breitbart News

C’est un coup dur pour Stephen Bannon, qui entendait oeuvrer à la consolidation d’un mouvement autour de Donald Trump, notamment grâce à Breitbart.
Photo: Joe Raedle/Getty Images/AFP C’est un coup dur pour Stephen Bannon, qui entendait oeuvrer à la consolidation d’un mouvement autour de Donald Trump, notamment grâce à Breitbart.

New York — Steve Bannon, l’ex-conseiller du président américain Donald Trump, a quitté la présidence du site ultraconservateur Breitbart News, après la publication de propos critiques dans un livre polémique sur Donald Trump et son entourage, a annoncé mardi le site.


Arrivé en 2012 à la tête du site après le décès du fondateur Andrew Breitbart, Steve Bannon a largement contribué à en faire la plateforme d’information et d’opinion la plus suivie au sein de la droite dure américaine.


« Steve reste une part importante de notre histoire et nous lui serons toujours reconnaissants pour sa contribution et ce qu’il nous a aidés à accomplir », a déclaré le p.-d.g. du site, Larry Solov, dans un communiqué publié sur le site.


C’est un coup dur pour cet idéologue de 64 ans, qui après avoir quitté la Maison-Blanche, mi-août, entendait oeuvrer, de l’extérieur, à la consolidation d’un mouvement autour de Donald Trump, notamment grâce à Breitbart qui lui offrait un puissant porte-voix.


Mais la situation de l’un des artisans de la victoire de l’homme d’affaires était devenue intenable après la publication, la semaine dernière, du livre de Michael Wolff Fire and Fury qui relate la campagne de Donald Trump et sa première année au pouvoir.


Considéré comme une source majeure de l’auteur, Steve Bannon y affirme notamment que le fils du président américain Donald Trump Jr. a commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe qui offrait des informations compromettantes sur Hillary Clinton.


Après la publication du livre, Donald Trump avait très violemment réagi, accusant notamment Steve Bannon d’avoir « perdu la raison ».


Trump ne pense pas qu’Oprah sera candidate

Washington — Donald Trump a dit mardi sa conviction qu’Oprah Winfrey ne sera pas candidate à la Maison-Blanche, tout en assurant qu’il la battrait si elle tentait l’aventure. « Je la connais très bien. Je l’aime bien », a affirmé M. Trump, interrogé sur les éventuelles ambitions politiques de l’animatrice, actrice et femme d’affaires. « Je ne pense pas qu’elle sera candidate », a-t-il ajouté dans un sourire. « Oui, je battrais Oprah », a-t-il encore dit en réponse à une question. Arrivé à la Maison-Blanche il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement les « sept années » qui lui restent au pouvoir. Le discours d’Oprah Winfrey lors de la cérémonie des Golden Globes dimanche soir a ravivé les rumeurs — anciennes — sur l’éventuelle candidature à la Maison-Blanche de celle qui fut la première présentatrice noire à percer à la télévision et qui a bâti autour de son nom une véritable marque. Devant un public enthousiaste, elle a fait le lien avec deux héroïnes de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, Rosa Parks et Recy Taylor, et annoncé l’arrivée d’une « aube nouvelle » pour les femmes et les jeunes filles maltraitées par les hommes.
1 commentaire
  • Gilles Bonin - Inscrit 9 janvier 2018 17 h 01

    Paraissait se rabibocher...

    Là, ce sera la guerre «nucléaire»: «rocket man II» dans l'orbite de Trump?