Pour sortir de sa bulle cette semaine: le schisme entre Steve Bannon et Donald Trump

Photo: iStock

Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.

Au menu cette semaine: trois regards conservateurs sur la rupture entre le président Donald Trump et son ex-conseiller stratégique Steve Bannon.

Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

Vérité fongible

Photo: Capture d'écran

Le vétéran journaliste Michael Wolff a lâché une bombe cette semaine avec l’annonce d’un livre explosif sur les coulisses de la présidence Trump. Wolff dit s’appuyer sur des témoignages assassins de l’ex-conseiller stratégique de la Maison-Blanche Steve Bannon. Ici, John Podhoretz, chroniqueur au New York Post, nous met toutefois en garde quant à ces «révélations». Selon Podhoretz, Wolff est reconnu pour mélanger faits et fantaisies dans ses écrits — le clan Trump souhaite en empêcher la publication. Quoi qu’il en soit, le fossé qui vient de se creuser entre Bannon et Trump est le fait le plus important à en retenir, croit le chroniqueur.

Extrait: «In short, we’re talking about three people — Trump, Bannon and Wolff — for whom the truth is fungible.»

Traduction libre: «En bref, il est question de trois personnes — Trump, Bannon et Wolff — pour qui la vérité est fongible.»

Lisez l’article: «Why latest Trump ‘bombshells’ may be too good to be true»

Meilleure décision

Photo: Capture d'écran

La rupture entre le président Donald Trump et son ex-conseiller stratégique Steve Bannon paraît totale. Et si c’est réellement le cas, s’éloigner de Bannon serait, selon David French, l’une des meilleures décisions de la présidence Trump. Le prolifique chroniqueur au National Review décline son argument en trois raisons, qui pourraient se résumer ainsi: la fin de l’influence de Steve Bannon donnera une chance au personnel de la Maison-Blanche de s’assainir.

Extrait: «There is never any guarantee that virtue and good policy will prevail, but decisively breaking with a man so vile is unquestionably a positive step.»

Traduction libre: «Il n’y a jamais de garantie que la vertu et les bonnes politiques prévaudront, mais rompre résolument avec un homme si vil est indubitablement un pas dans la bonne direction.»

Lisez l’article: «Trump’s Decision to Cut Ties with Steve Bannon Is One of the Best Moves of His Presidency»

Bannon isolé

Photo: Capture d'écran

Qui de Bannon ou de Trump souffrira davantage d’un schisme entre les deux? Bannon, de toute évidence, à en lire ce papier de W. James Antle III dans le Washington Examiner. Selon Antle III, Bannon, une figure fort différente des conseillers qui l’ont précédé, a clairement vu Trump comme un véhicule pour son conservatisme populiste-nationaliste. C’est ce véhicule qu’il vient peut-être de perdre. Pourrait-il s’en trouver un autre incarné en un autre candidat? Très peu probable, selon le commentateur, puisque les futurs candidats «insurgés» ne verront plus un endossement de Bannon comme insigne d’honneur si cela signifie s’aliéner Trump. Bannon est sur le point de découvrir qu’il n’y a qu’un seul Trump, conclut W. James Antle III.

Extrait: «The conventional wisdom was that Bannon could become a more skillful engineer of the Trump train after leaving the White House station. If that was the goal, it seems Bannon may have lost the plot.»

Traduction libre: «Il était généralement admis que Bannon pourrait devenir un ingénieur plus habile de l’élan Trump après avoir quitté la Maison-Blanche. Si tel était le but, il semble que Bannon ait perdu l’intrigue.»

Lisez l’article: «Steve Bannon without Trump is a man without a country»