En snobant Pence, les Palestiniens refusent le dialogue, selon Washington

Une visite de M. Pence notamment en Israël et dans les Territoires palestiniens est prévue durant la seconde moitié du mois de décembre.
Photo: Arif Ali Agence France-Presse Une visite de M. Pence notamment en Israël et dans les Territoires palestiniens est prévue durant la seconde moitié du mois de décembre.

Washington — En décidant de ne pas rencontrer le vice-président américain Mike Pence lors de son déplacement fin décembre au Proche-Orient, les responsables palestiniens refusent « une fois de plus » le dialogue, a estimé dimanche son secrétaire général adjoint, dans un communiqué.

« Le président [Donald Trump] a demandé au vice-président Pence de se rendre dans la région pour réaffirmer notre engagement à travailler avec nos partenaires à travers le Moyen-Orient pour éradiquer l’extrémisme qui menace les espoirs et les rêves des futures générations », a indiqué Jarrod Agen.

« Il est malheureux que l’Autorité palestinienne s’éloigne une nouvelle fois de l’opportunité de discuter de l’avenir de la région », a-t-il poursuivi. « Mais l’administration reste déterminée dans son effort pour parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens et notre équipe pour la paix continue de travailler d’arrache-pied pour mettre au point un projet ».

Un conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas a indiqué samedi qu’il ne rencontrerait pas M. Pence, après la décision de M. Trump de déclarer mercredi unilatéralement Jérusalem capitale d’Israël.

« Il n’y aura pas de rencontre avec le vice-président américain en Palestine », a dit à l’AFP Majdi al-Khalidi, conseiller diplomatique du président Abbas.

Une visite de M. Pence notamment en Israël et dans les Territoires palestiniens est prévue durant la seconde moitié du mois de décembre.

« Le vice-président a vraiment hâte de voyager dans la région pour rencontrer le premier ministre [israélien Benjamin] Nétanyahou et le président [égyptien Abdel Fattah] Al-Sissi », a relevé M. Agen.

Plusieurs responsables de la région ont également fait savoir qu’ils ne rencontreraient pas M. Pence, contrairement à ce qui avait été prévu à l’origine. C’est notamment le cas d’Ahmed al-Tayeb, le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam sunnite basée au Caire, et du pape Tawadros II de l’Église copte orthodoxe d’Égypte.