Pour sortir de sa bulle cette semaine: le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem

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Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions ? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.

Au menu cette semaine : trois regards conservateurs sur la décision du gouvernement Trump de déménager l’ambassade américaine à Jérusalem.

Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

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Saper un mythe

Il est temps que les Palestiniens acceptent la réalité telle qu’elle est, juge David Harsanyi dans ce papier pour The Federalist. Selon le chroniqueur, le plus grand avantage à long terme du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem est qu'il entame le processus de déconstruction d’un mythe qui a duré des années. Les dirigeants palestiniens ont peut-être réussi à tromper leur propre peuple pendant des décennies, ajoute Harsanyi, mais il n'y a pas d'accord de paix concevable avec un Jérusalem effectivement divisé.

Extrait : « But if Arabs are willing to embrace extremism and violence because the United States no longer supports a delusion, perhaps the problem isn’t Israel? »

Traduction libre : « Mais si les Arabes sont prêts à embrasser l'extrémisme et la violence parce que les États-Unis cessent de soutenir une illusion, peut-être que le problème n'est pas Israël ? »

Lisez l’article: « Trump’s Recognition Of Jerusalem Makes ‘Peace’ More Likely »

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Souhaits contre réalité

Le problème avec les analystes et politiciens occidentaux, écrit ici Jonah Goldberg dans le National Review, est qu’ils projettent leurs souhaits sur le Moyen-Orient plutôt que d’en analyser les réalités. La seule raison pour laquelle la reconnaissance de Jérusalem comme étant la capitale de l'État juif est controversée est que le monde a refusé de reconnaître cet état de fait pendant des décennies, de peur de nuire au « processus de paix ». Pour Goldberg, l’ex-président Barack Obama en est en partie responsable, car « il a bâti toute une politique étrangère autour de ce qu'il souhaitait voir advenir plutôt que de ce qui se passait réellement ».

Extrait : « The only people who bought the idea that the Middle East conflict began and ended with Israel were those guys in the control booth describing the wrong game — i.e., Western experts and activists deeply invested in the “peace process.” »

Traduction libre : « Les seules personnes qui ont gobé l'idée que le conflit au Moyen-Orient commence et s’arrête avec Israël sont ces gars dans la cabine de contrôle qui décrivent le mauvais sport — c'est-à-dire ces experts occidentaux et ces activistes profondément investis dans le “processus de paix”. »

Lisez l’article: « Trump Puts Fact Ahead of Fiction in Israel »

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Entre cynisme et déconnexion

Parlant de réalité, Daniel Larison, chroniqueur pour The American Conservative, est plutôt d’avis que la décision du président Trump est soit profondément cynique, soit désespérément déconnectée de la réalité. Selon lui, il est ridicule de penser qu’elle fera avancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Larison ajoute que cette décision n’apporte rien de bon pour les États-Unis en ce qui a trait à leur réputation, autant au Moyen-Orient que dans le du monde.

Extrait : « Trump describes what he did as proof of his “fresh thinking,” but there is nothing more stale and tired than having our government fully taking the Israeli side in this conflict. »

Traduction libre : « Trump décrit ce qu'il a fait comme preuve de sa “nouvelle approche”, mais il n'y a rien de plus rassis et banal que de voir notre gouvernement prendre pleinement parti pour la partie israélienne dans ce conflit. »

Lisez l’article: « Trump’s Ridiculous Announcement on Jerusalem »