Trump déclare la crise des opiacés «urgence de santé publique»

Donald Trump avait déjà reconnu en août que la crise des opiacés relevait d’une situation d’urgence nationale, mais il n’avait alors pris aucune décision formelle.
Photo: Evan Vucci Associated Press Donald Trump avait déjà reconnu en août que la crise des opiacés relevait d’une situation d’urgence nationale, mais il n’avait alors pris aucune décision formelle.

Washington — Le président américain, Donald Trump, a déclaré jeudi la crise de dépendance aux opiacés « urgence de santé publique » afin de combattre plus efficacement ce fléau qui tue plus de 100 Américains par jour.

M. Trump avait initialement prévu de déclarer un état d’« urgence nationale », mais la Maison-Blanche a finalement décidé de déclarer une « urgence de santé publique d’ampleur nationale » pour répondre à cette crise des opiacés, des stupéfiants qui font des ravages du côté de la dépendance et des dizaines de milliers de morts par an aux États-Unis.

Le 45e président américain avait déjà reconnu en août que la situation sanitaire provoquée par la crise des opiacés relevait d’une situation d’urgence nationale, mais il n’avait alors pris aucune décision formelle.

On estime qu’environ deux millions d’Américains sont désormais dépendants aux opiacés, une catégorie de stupéfiants englobant des médicaments analgésiques délivrés sur ordonnance, tels que l’oxycontin et le fentanyl, ainsi que l’héroïne, souvent mélangée avec des substances de synthèse.

Une déclaration d’urgence nationale donne aux États l’accès à des fonds fédéraux d’aide prévus en cas de désastres naturels, comme des ouragans ou des tornades. Une déclaration d’urgence de santé publique ne débloque en revanche aucuns fonds supplémentaires du gouvernement fédéral, mais la Maison-Blanche demandera au Congrès d’augmenter l’enveloppe consacrée à cette crise sanitaire, ont indiqué les responsables du gouvernement Trump.

La mesure doit permettre au ministère du Travail de débloquer des fonds normalement destinés à des salariés déplacés pour les consacrer à des personnes souffrant d’une accoutumance à des opiacés.