Nouvelle audience judiciaire sur le décret migratoire de Trump

Le président américain, Donald Trump
Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Le président américain, Donald Trump

Washington — Un juge fédéral américain a écouté lundi les arguments présentés par des organisations de défense des libertés, des migrants et des réfugiés, qui exigent la suspension de la dernière version du décret migratoire de Donald Trump.

Ces organisations, dont l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), demandent une injonction d’invalidation de ce texte au motif qu’il continue, selon elles, de cibler de façon discriminatoire les musulmans.

Face à eux, les avocats du ministère américain de la Justice ont défendu le décret, en avançant des raisons supérieures de sécurité nationale et en assurant que les questions d’immigration relevaient largement de l’autorité présidentielle.

« Nous avons besoin d’un jugement fort sur le fond qui affirme que la discrimination anti-musulmans est anti-américaine », a indiqué l’ACLU du Maryland, État près de Washington où s’est tenue l’audience.

Le président Trump a signé le 25 septembre ce nouveau décret qui interdit de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays.

Sont concernés le Yémen, la Syrie, la Libye, l’Iran, la Somalie, plus la Corée du Nord et le Tchad. De façon punitive, le nouveau décret suspend également l’entrée aux États-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Décision rapide

Le magistrat fédéral Theodore Chuang, qui a présidé les débats à Greenbelt, avait suspendu le 16 mars une précédente mouture du décret, en prenant notamment en compte la rhétorique anti-musulmane de Donald Trump depuis sa campagne électorale.

Le juge Chuang n’a pas indiqué quand il rendrait sa décision, mais celle-ci devrait intervenir rapidement.

Une nouvelle suspension du décret sera, selon des juristes, plus difficile à obtenir, car les musulmans apparaissent moins directement visés du fait de l’inclusion de la Corée du Nord et du Venezuela. Le gouvernement américain a d’autre part pris soin de motiver ses mesures et de les adapter à chaque pays visé.

Les restrictions prévues par le nouveau décret doivent entrer en vigueur dans leur totalité mercredi.

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 17 octobre 2017 00 h 16

    quel malade

    il y a de ces maladies que les détenteurs ignorent jusqu'a la fin, ca me fait tellement penser a la mort d'Hitler, enfin nous verront bien si les américains ont ce qu'il faut pour survivre