Pour sortir de sa bulle cette semaine: Trump à l’ONU

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Comment sortir de ses propres ornières politiques et médiatiques à l’ère des réseaux sociaux et des algorithmes qui s’adaptent à nos opinions? Le Devoir vous propose trois textes pour sortir de votre bulle.

Au menu cette semaine: trois regards conservateurs sur le premier discours du président Donald Trump aux Nations unies.

Les textes choisis viennent de la presse américaine et sont donc en anglais.

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Souveraineté des États

«Spectaculaire», un «triomphe»: le commentateur Roger Kimball ne ménage pas les éloges envers le discours du président Trump à l’ONU cette semaine. Kimball, qui écrit ici pour le magazine conservateur American Greatness, salue la volonté de Donald Trump, qu’il qualifie de président «le plus solide depuis Ronald Reagan», de réaffirmer la souveraineté des États. Kimball se sert de la pensée de quelques philosophes pour expliquer en quoi, selon lui, les positions internationalistes de la gauche sont intenables.

Extrait: «The world will soon recognize the great service Donald Trump has done for the forces of civilization through his eloquent and impassioned defense of national sovereignty.»

Traduction libre: «Le monde reconnaîtra bientôt le grand service que Donald Trump a rendu aux forces de la civilisation grâce à sa défense éloquente et passionnée de la souveraineté nationale.»

Lisez l’article: «Why Trump’s U.N. Speech Was a Triumph»

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Position nuancée

Ce qui a vraiment dérangé la communauté internationale lors du discours de Donald Trump à l’ONU, écrit Megan G. Oprea dans The Federalist, est que ce dernier a remis en question le fantasme d’un ordre internationaliste. Oprea, qui collabore régulièrement à plusieurs médias conservateurs, explique que la position de Trump est nuancée. Il ne s’agit pas d’une pure promotion de l’isolationnisme et d’un dénigrement de l’internationalisme. Il s’agissait pour elle d’un discours qui mettait en avant les intérêts américains et une savante dose de critiques envers des Nations unies sclérosées.

Extrait: «Despite Trump’s efforts to make a generous nod to the U.N., notwithstanding all the failings he pointed out, half the country (and much of the world) only heard what it wanted to hear — the speech of a dangerous isolationist who threatened to attack North Korea. That way, they don’t have to talk about the real meat of the speech, which shined a spotlight on the manifest and longstanding failures of the U.N.»

Traduction libre: «Malgré les efforts de Trump pour poser un geste généreux envers l'ONU, en dépit de toutes les faiblesses qu'il a soulignées, la moitié du pays (et la plus grande partie du monde) a seulement entendu ce qu'elle voulait entendre: le discours d'un dangereux isolationniste qui a menacé d'attaquer la Corée du Nord. Ainsi, ils s’évitent de parler du vrai cœur du discours, qui a mis l'accent sur les échecs manifestes et de longue date de l’ONU.»

Lisez l’article: «Trump’s Straight Talk at the United Nations Disturbs Global Elite»

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Prêt à agir

Dans son discours, Donald Trump n’a pas hésité à menacer la Corée du Nord et l’Iran, et il a bien fait de le faire, estime Conrad Black. Le Montréalais d’origine écrit, dans cette analyse pour le National Review, que la négligence de la communauté internationale, par l'intermédiaire de l’ONU, la place aujourd’hui dans une situation de «vulnérabilité aiguë» quant à une attaque à la bombe H par des terroristes ou d’autres forcenés. Devant l’échec des moyens pris par le passé pour juguler ce type de menace, juge Black, Donald Trump, dont il estime les menaces justes et appropriées, doit se tenir prêt à agir.

Extrait: «The only way to produce any option except servile abdication or military enforcement of the universal human interest is for the United States to make clear that the military option will be exercised if Iran and North Korea do not abandon their nuclear ambitions or change their governments for radically improved regimes.»

Traduction libre: «La seule façon de produire une option, à l'exception d'une abdication servile ou d'une application militaire de l'intérêt humanitaire universel, est que les États-Unis précisent que l'option militaire sera exercée si l'Iran et la Corée du Nord n'abandonnent pas leurs ambitions nucléaires ou qu’ils transforment leurs gouvernements en des régimes radicalement améliorés.»

Lisez l’article: «Trump’s Bold Defense of America»