L’extrême droite américaine appelle à un grand rassemblement samedi

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s’étaient déjà rassemblés à Charlottesville, en Virginie.
Photo: Andrew Caballero-Reynolds Archives Agence France-Presse Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s’étaient déjà rassemblés à Charlottesville, en Virginie.

La droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des groupuscules néonazis, appelle à un vaste rassemblement unitaire samedi en Virginie, un événement qui fédère un front d’opposition auquel s’est joint le service de location de logements Airbnb.

Des milliers de militants nationalistes et de militants antifascistes sont attendus à Charlottesville, une municipalité qui entend retirer d’un jardin municipal une statue du général sudiste Robert Lee, qui a commandé les troupes des États esclavagistes durant la Guerre de Sécession.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s’étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. Mais les images de ces extrémistes en robe traditionnelle avaient été diffusées dans le monde entier.

Cette fois-ci, la droite nationaliste espère attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la droite alternative américaine (alt-right), enhardie par la présidence de Donald Trump. Les experts doutent toutefois d’un véritable rapprochement entre ces différents groupes très disparates.

Baptisé Unite the Right Rally, ce rassemblement pourrait être le plus important depuis des décennies, a estimé cette semaine le Southern Poverty Law Center, un observatoire de l’extrémisme.

Mais les participants, censés venir de tous les États-Unis, pourraient rencontrer des difficultés à se loger : la plateforme de location d’appartements Airbnb a annulé un nombre inconnu de comptes liés à l’extrême droite, en mettant en avant ses principes d’accueil indépendamment des origines ethniques.

Jason Kessler, l’organisateur du rassemblement, a estimé sur Twitter que cette mesure équivalait à une « attaque contre la liberté d’expression et les droits civiques ».

 
1 commentaire
  • Gilles Bonin - Abonné 10 août 2017 23 h 48

    Tiens...

    Tiens les supporters de Trump sortent de leur cour... Le crypto-nazisme rôde à l'ère trumpienne. Prenez comme exemple le réflexe du commentateur Jeffrey Lord (le jovialiste reaganien, défenseur de Trump en tout temps et toutes circonstances) qui y est allé d'un slogan nazi lorsque confronté à un «gauchiste» - d'où son renvoi de CNN. Et ne parlons pas de Trump lui-même avec ses éructations et ses postures style Mussilini.