Ingérence russe: démocrates et républicains s’entendent sur des sanctions

Le représentant démocrate du Maryland, Steny Hoyer
Photo: Win McNamee / Getty Images / AFP Le représentant démocrate du Maryland, Steny Hoyer

Un groupe bipartisan d’élus américains de la Chambre des représentants et du Sénat est parvenu à un consensus sur un ensemble de sanctions qu’il souhaite être imposé à la Russie, ont annoncé des démocrates, samedi.

La série de mesures contenues dans un projet de loi vise à punir Moscou pour le rôle qu’elle pourrait avoir joué dans les élections de 2016, de même que pour ses interventions militaires en Ukraine et en Syrie.

Le représentant démocrate du Maryland, Steny Hoyer, a indiqué que les élus se sont entendus sur des questions qui achoppaient avec ce projet de loi, lequel prévoit aussi des pénalités visant l’Iran et la Corée du Nord.

Les sanctions qui ciblent la Russie sont toutefois ce qui retient l’attention, considérant que le président Donald Trump défend l’idée d’un réchauffement des relations avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi que les enquêtes en cours sur l’ingérence présumée de la Russie dans les élections de 2016.

Le projet de loi, sur lequel les élus américains pourraient se prononcer avant la relâche d’août, met le Congrès dans une adversité possible avec M. Trump.

La Maison-Blanche s’est opposée à une section clé du texte de loi, soit celle statuant que M. Trump devrait demander une révision du Congrès si celui-ci souhaite tenter d’atténuer les sanctions contre Moscou ou mettre fin à celles-ci.

Les dispositions sur ce processus de révision ont été intégrées en raison de la méfiance partagée par des élus démocrates et républicains à l’égard de l’affinité qu’entretiendrait le président américain avec son homologue russe.

Le projet de loi assure que tant la majorité que la minorité soient capables d’exercer notre rôle de surveillance de la mise en application des sanctions par l’administration

 

Le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a qualifié le projet de sanctions de « fort », ajoutant s’attendre à ce que ce dernier soit adopté promptement.

Tôt samedi, le leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a publié un ordre du jour législatif qui indique que le projet de loi sera évalué par les élus mardi.

M. McCarthy a exercé des pressions pour que des sanctions visant la Corée du Nord y figurent.

Trump affirme que son droit de grâce est « total »

Le droit de grâce du président américain est « total », a déclaré Donald Trump, samedi.

Cette déclaration survient alors que se poursuivent les enquêtes au sujet d’une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle de l’an dernier.

M. Trump a écrit sur son compte Twitter: « si tous s’accordent sur le droit total de grâce du président, pourquoi y songer alors que les seuls crimes [commis] sont les fuites contre nous. FAUSSE NOUVELLE ».
 
Le Washington Post a récemment publié un article faisant état de la demande de M. Trump sur l’étendue de son droit de grâce. Peut-il accorder son pardon à ses collaborateurs, à ses proches ou à lui-même, relativement à l’enquête sur l’ingérence russe ?

Le président a dénoncé les fuites concernant cette enquête. Il a exhorté les autorités judiciaires du pays à intenter des poursuites contre ceux qui les propagent.

Il soutient qu’aucun crime n’a été commis.