Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, démissionne

Le porte-parole démissionnaire de la Maison-Blanche, Sean Spicer
Photo: Olivier Douliery Archives Agence France-Presse Le porte-parole démissionnaire de la Maison-Blanche, Sean Spicer

Le porte-parole du président américain Donald Trump, Sean Spicer, l’une des voix les plus importantes de l’administration, a démissionné vendredi à l’issue de six mois de tangage à la Maison-Blanche.

 

Il sera remplacé par son ancienne adjointe, Sarah Huckabee Sanders, a annoncé la Maison-Blanche en milieu d'après-midi.

 

Sean Spicer, 45 ans, a présenté sa démission en protestation après l’embauche par Donald Trump d’un nouveau directeur de la communication, Anthony Scaramucci, par-dessus les objections du secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, selon une source à l’AFP.

 

« Ce fut un honneur et un privilège de servir le président Donald Trump. Je continuerai jusqu’à la fin août », a-t-il écrit sur Twitter en début d’après-midi.
 

 

M. Scaramucci, venu de Wall Street et impliqué dans la campagne de 2016, remplace Michael Dubke, un homme qui avait lui-même démissionné en mai après seulement trois mois. À ce poste, il dirigera la stratégie presse générale, tandis que le porte-parole est chargé des interactions quotidiennes avec les médias.

 

Sean Spicer était en réalité sur la sellette depuis des semaines, victime des critiques de son patron face au désordre dans la communication présidentielle, auquel le tweeteur-en-chef lui-même est accusé de contribuer. D’innombrables couacs et faux pas ont marqué les six premiers mois, sans compter des escarmouches quasi quotidiennes avec les journalistes.

 

La démission survient à la fin d’une nouvelle semaine mouvementée pour le président, ouvertement agacé par la progression de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre la Russie et sa campagne l’an dernier.

 

Outre le chambardement de l’équipe de communication, Donald Trump a remanié son équipe d’avocats personnels, qui représentent ses intérêts face à Robert Mueller. L’un d’eux a démissionné.

 

Ces événements ont secoué la sphère politico-médiatique, qui y voyait le signe d’une Maison-Blanche divisée en interne et désorganisée.

 

Mais l’ancien porte-parole de George W. Bush, Ari Fleischer, a tempéré en rappelant que les collaborateurs sont toujours à la disposition du président. « L’opinion juge le président. C’est ce qui compte », a-t-il écrit sur Twitter.
 

 

« Rappelons-nous que la plupart des électeurs se fichent de savoir qui est porte-parole. Ce qui compte, c’est la politique du président », a quant à lui estimé le politologue Larry Sabato.

2 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 21 juillet 2017 13 h 40

    Ça lui ura pris du temps...

    Ça lui aura pris du temps pour se rendre compte qu'il faisait un fou de lui, surtout de croire qu'être fidèle à Trump, était une voie honorable et gratifiante. Un esprit faible, c'est tout!

  • Michel Lebel - Abonné 21 juillet 2017 21 h 06

    Un menteur de moins!


    Un menteur qui s'en va. Au moins il a eu la décence de quitter le navire Trump. Personne ne va pleurer son départ.

    M.L.