Trump veut un examen «en urgence» d’un décret anti-immigration «beaucoup plus strict»

Donald Trump
Photo: Brendan Smialowski Agence France-Presse Donald Trump

Washington — Le président américain Donald Trump a appelé lundi la Cour suprême des États-Unis à examiner « en urgence » son décret antiimmigration à l’encontre de certains pays musulmans, dont il demande une version « beaucoup plus stricte ».

« Le ministère de la Justice doit demander un examen d’urgence de l’interdiction de voyager édulcorée devant la Cour suprême et demander une version beaucoup plus stricte », a-t-il déclaré sur Twitter.

   

L’administration Trump a saisi jeudi la Cour suprême pour faire rétablir ce décret interdisant temporairement l’arrivée sur le sol américain aux ressortissants de six pays (Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen) et à tous les réfugiés.

La justice fédérale avait déjà rejeté une première mouture de ce décret et une seconde version a également été suspendue.

Donald Trump s’en est également pris à son propre ministère de la Justice, estimant qu’il aurait dû conserver la version originale de son décret « et pas la version édulcorée, politiquement correcte, qui a été soumise à la Cour suprême ».

« De toute façon, nous procédons à des VÉRIFICATIONS EXTRÊMES des gens qui arrivent aux États-Unis pour que notre pays reste en sécurité. Les tribunaux sont lents et politisés », s’est encore exclamé Donald Trump.

   

Depuis la fin mai, Les États-Unis peuvent exiger des demandeurs de visas, quelle que soit leur nationalité, des informations sur leur identité et leurs comptes sur les réseaux sociaux, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine.

2 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 5 juin 2017 09 h 50


    Quel idiot ce Trump! Je prédis que son mandat va se terminer en catastrophe. Il y a quand même une limite à la niaiserie!

    M.L.

  • Gilles Bonin - Abonné 5 juin 2017 11 h 57

    Inénarrable...

    Il est inénarrable, ce président. Ses derniers gazouillis à propos du maire de Londres et sur la critique de son ministère de la justice et ses appels à revenir au premier «ban» et même à le rendre encore plus rigoureux viennent peut-être de tuer son appel à la Cour suprême - tant mieux si c'est le cas en ce qui me concerne.